Préliminaire. Ivij
jîus authentique. Ainsi il se tint, le 6 Juin, chezles Carmes, une secondeAssemblce de PUniver-fité sur cette affaire. Lorsque le Recteur cn eut,selon la coutume , exposé le sujet en peu demots, les Professeurs en Théologie requirentqu’il leur fsit permis cì’en rendre compte avecplus d’étendue à l’Assemblée. Alors M. le Théo-logal expliqua, avec beaucoup de netteté, Pétâtde la question : il montra quel jugement ondevoit porter de la censure de Sorbonne contreM. Arnauld ; il fit voir que ce Corps n’avoitaucune autorité fur les autres Facultés : que laProposition que M. Arnauld avoit avancée d’a-près S, Augustin » ne devoit pas être plus héré-tique clans M. Arnauld que dans S. Augustin, -8c qu’enfin la Sorbonne ne s’attribuoit pas ledroit de former des articles de foi. 11 passaenfnité à la dispute du Jansénisme: il distinguatrès-savamment la question du fait d’avec celledu droit: il fit voir que jamais aucun Théo-logien n’avoit accordé, au Pape Pinfaillibilitédans les faits ; que les faits ne pouvoient êtrematière d’hérésie; 8c qu’ainsi le Livre de Wen-drocken étoit entièrement exempt, puifqu’onne pouvoit lui rien reprocher, ficon d’avoirdouté d’un fait, 8c qu’il contenoit d’ailleursune doctrine très- faine 8c une morale très*pure. Les autres Professeurs approuvèrent cequi venoit d’être dit par M. le Théologal*Q.ielques-uns y ajoutèrent très-judicieufementque leur déclaration n’étoit pas même con-traire à la censure de Sorbonne, parce quetette censure n’avoit pas condamné la Propo-sition de M. Arnauld , dans le sens dc la grâceefficace , qui étoit le seul sens da'ns lequel le-Livre de Wendrock la soutenoit, 8c dans le-quel ils déclaroîent qu’elle ne méritait aucunecensure. Cet avis.fut approuvé de toute P As-semblée > & il fut arrêté d’uu commun cotssep,-