Iviij Discours
tement que la déclaration des Docteurs seroïtinsérée dans les Actes de l’Université , & com-muniques à M. l’Avocat Général. Voici unetraduction fidelle de cette déclaration.
« Nous soussignés Docteurs & Professeurs» Royaux en Théologie dans î’Université de,» Bordeaux, déclarons que suivant l’Arrêt du» Parlement, le íàvre intitulé , Ludovici Mon -d txiltii Littcrez Provinciales de Morali & P o*« liticâ Je/uitarum disciplina » nous ayant étémis entre les mains pour en examiner la« dorme ou mauvaise doctrine , &. donner no*n tre avis s’il contenoit quelque hérésie , après» avoir premièrement invoqué le secours du.« Pere des lumières nous avons lu.avec foin«ledit Livre; & qu’après avoir délibéré en-« semble íur la doctrine y contenue > & nous« être communiqué nos avis, nous n’y avons?» trouvé aucune hérésie. Fait dans le Couvent>» des Carmes le six du mois de Juin Tan 1660.» Signé , François Arnauld , der l’Ordre-?» de S. Augustin; Jean-Bàptiste Gonf.t,?» de l’Ordre des Freres Prêcheurs; Lopez,•» Chanoine Théologal. ?>
Après ce jugement solemnel des Docteurs, ií•ne manquoit rien à la justification deWendrockrson innocence étoit pleinement vengée. Le mé-pris que le Parlement avoit £aìt des accusationsde scandale & de sédition , & la déclaration,dc la Faculté de Théologie sur l’accusation<Théréfîe>avoient renversé tous les desseins desJésuites, Mais il samble qu’il manquoit encorenue chose à Finstruction du Public. 11 falloìtque les Jésuites montrassent en leurs personnesà toute la ville de Bordeaux jufqu'à quel excès,peut se porter Tohstmation à soutenir les ca-lomnies les plus odieuses* & que leur conduiteconvainquit tout îe monde de la justice des re-proches que leur fôisoit Montalte* Cest-ce que