Préliminaire. Ixxiij
** lus dans le Grec font d'un sel admirable »
>, mais çm’ils font fades &: languissants dans la-, rraduAion d’Ablancourt ; & à l’égard des„ Lettres Provinciales , vous dites que les La-,» tines & les Françoifes vous divertissent éga-,» îement. Demeurez d’accord que je vous aï», pris en flagrant délit fur le fait de la prc-», vention.
Cet éloge des Provinciales piqua les Jésuites:ils projetterent donc une nouvelle Critique ,qui commença à paroître en 1694, fous letitre de Iíéponsc aux Lettres Provinciales d<zL. de Montalte , ou Entretiens de Cléanâre £»d y Euàoxe y in-12. Le P. de la Chaise, Jésuite*Confesseur du Roi, craignit qu'il n’y eût deî’imprudence de renouveìler une querelle quîavoit déjà fait tant de tort à sa Société. Iívoulut supprimer ce Livre dès fa naissance , 6 cii en fit arrêter le débit. Mais c’étoit trahir lesintérêts de tes confrères, en voulant les défen-dre : il fallut donc enfin que le Livre parût;& les zélateurs de la Société se firent un mé-rite de le répandre par-tout. Le petit nombreli’exemplaires qui leur restoit entre les mains *11e suffisant pas pour cela, ils le firent réim-primer. Depuis ce temps-là, ce Livre se ré-pandit dans toutes les maisons des Jésuites ; dcpnr - tout ils l’annonçoient comme un chefi*d’œuvre. 11s le traduisirent mème en langueétrangère, imitant ainsi ce qui avoit été faitpour les Provinciales. La traduction Latine effiattribuée au P. Jouvenci. Mais bientôt s’éîcvaun défenseur de Montalte & de Vendrock.
En 1697, 011 vit paroître VApologie desLettres Provinciales de L . de Montalte co?itreles Entretiens de Cléandre & d'Eudoxt. CetteApologie confisse en dix-hult Lettres,, dont lapremiers est datée du 6 Juillet 1696 , ou par«rieur 1697, & la derrJere du premier Févrig^