Ixxiv Discours
1698. Les Entretiens étoient attribués au P.T)a*niei J-éíuite : ce fut a luî que furent adressées lesLettres de l’Apologiste » que l’on prétend être-Dom Petit-Didier, Religieux Bénédictin de laCongrégation de saint Vannes. Cette Apologieest divisée en quatre parties, dont la premiersqui parut alors ne contenoitquequatreLcttres.
L’Auteur rappelle dans ìa premìere un faitque je n’ai pu placer ailleurs, parce qu’iï n’enmarque point la date ; mais qui peut trouverfa place ici. C’est au Pere Daniel qu’il parle.» On fait, mais de science certaine & d'ori-,> ginal ; on fait, mon Pere, que les Jésuites^ ont fait tout ce qu’ils ont pu pour engager„ à réfuter fur leurs Mémoires les LettresPro-r> vinciales , un homme qui ne passoit pas„ pour avoir îa conscience aussi délicate que-, í’avoit M. Pascal: c’étoit feu M. le Comte» de Bussi-■ Rabutin. S’il n’eut fallu, pour y,» réussr , qu’une grande délicatesse d’efprit P„ une maniéré cfécrire fort pure, polie, na-„ turelle , agréable , vous n’auricz pu mieux» choisir. La conjoscture étoit des plus favo->» rahles ' car il étoit à la Bastille ; on fait„ pourquoi. „ (Ce fut pour avoir Sait THis-toire amoureuse des Gaules. Quelques Damesde la Cour fe voyant attaquées dans ce Livreíe liguèrent contre l'Auteur ; 6c il fut enferméa la Bastille par ordre de Louis XIV.) ** U-, avoir besoin de le faire des amis qui eussent»» d u crédit auprès du Roi ». & il ne pouvoir» en avoir un plus puissant que le R. P.» Confesseur. 11 avoit lui-même un Confesseurj. Jésuite, le Pere Nouet, qui pouvait beau-« coup fur son esprit. Vos Peres voyant donc-, que les réponses qu’iîsavoient voulu oppoíer„ i!ux Lettres » ne faifoient qu’en augmenter>» le prix, & en relever l’éclat, s'a visèrent den s’adrcssér à ce Comte , le firent prier pas