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Les Provinciales, ou, Lettres écrites par Louis de Montalte à un provincial de ses amis, et aux RR. PP. jésuites, sur la morale & la politique de ces pères : avec un discours préliminaire contenant un abrégé de la vie de M. Pascal, & l'histoire des Provinciales / [Blaise Pascal]
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Préiminaîrc . Ixxxj

§ X. Avis de Wendrocksar la hffiurtdes Provinciales'.

En publiant aujourdhui une nouvelle éditiondes dix-huitLetïres , jentre volontiers dans lesdispositions qui porterent M. Pascal à les com-poser , & M. Nicole à les traduire. Je'diraidonc ici ce que Wendrock disoit aans la pre-mière Préface qu'il mit à la tète de la premiersédition de fa Version Sc de ses Notes: « Quoi-« quil soit vrai quon ne puisse , sans injustice ,,» ne pas estimer les Lettres de Montalfe , onm pourroit néanmoins ne les pas bien estimer »-, non par le défaut de louvragc , mais par la-, mauvaise disposttion des Lecteurs. II ny a-, rien de si parfait, dont la corruptiondiicceur humain ne puisse faire un mnuvais usage. Quelque juste, quelque nécessaire que soit la véhémence & laforce avec laquelle Montalte-, combat les relâchements de Casiiîstes, il peut-, arriver que quelques-uns sen servent, non pour haïr davantage le vice, mais pour entre--> tenir Paversion quils ont peut-être pour les Jésuites. Rien ne íeroit plus éloigné du def-», sein de ces Lettres , qu'une telle disposition.», 11 seroit sort inutile , devant Dieu, à ces personnes , de détester les relâchements que-, Montalte a combattus, sils étendoient juf- quaux personnes la haine qui doit se borner» aux erreurs: ou plutôt, ils ne haïroient pas véritablement ces relâchements , pais^uils», devroient commencer par haireneux-memes-, cette malignité secrette de leur cœur. Qu'ils ne fassent donc pas retomber fur les Jésuites,,» ce qui na été dit que contre leurs opinions.», Ce font elles , & non pas ces Pores , qus,» Montalte a voulu faire haïr : cs font elles,