% Première Lettre.
& d’une extrêmeconséquence pourla&eîígîoruTant d’aíiemblées d’nne Compagnie aussi cèle*'bre qu’est la Faculté cle Théologie de Paris , ÔCoù il s’est passé tant de choses íi extraordinai-res , & fi hors d’exemple , en font concevoirune íìhaute idée, qu’on ne peut croire qu’il n'/en ait un sujet bien extraordinaire.
Cependant vous ferez bien surpris, quandvous apprendrez par ce récit, n quoi se termineim si grand éclat ; ôc c’est ce que je vous diraien peu de mots , après m’en être parfaitementinstruit.
On examine deux questions : Tune de Fait ;Vautre de Droit,
Celle de Fait consiste à savoir si M. A r-nauld est téméraire , pour avoir dit dans faseconde Lettre : Qu*il & lu exactement le Livrede Jansenius » & qu 9 il n 9 y a point trouvé lesPropofitìons condamnées par le feu Pape ; &néanmoins que comme il condamne ces Pro-positions en quelque lieu qu y elles fe rencon-trent t il les condamne dans Jansenius , fi ellesy Jont.
La question sur cela est de savoir s’il a pu ,ûms témérité, témoigner par-là qu’íl doute queces Propositions soient dans Jansenius , aprèsque Meilleurs les Evêques ont déclaré qu’ellcSy font.
On propose I’affaire en Sorbonne. Soixante& onze Docteurs entreprennent sa défense > &soutiennent qu’il n’apu répondre autre chose à'ceux qui ,par tant cTécrits , lui demandoient s’ilteqoit que ces Propositions fustent dans ceLivre , sinon qu’il ne les y a pas vues; & quenéanmoins il les y condamne , si elles y font.
Quelques-uns même passant plus avant, ontdéclaré , que quelque recherche qu’ils èn aientfaîte , jls ne les y ont jamais trouvées, &. quemême iîs y en ont trouve de toutes contraires»