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Les Provinciales, ou, Lettres écrites par Louis de Montalte à un provincial de ses amis, et aux RR. PP. jésuites, sur la morale & la politique de ces pères : avec un discours préliminaire contenant un abrégé de la vie de M. Pascal, & l'histoire des Provinciales / [Blaise Pascal]
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Preniïere Lettre. ? ■

ìlsontdemandé ensuite avec instance, que s’ily avoit quelque Docteur qui les y eut vues , ilvoulut íes montrer; ajoutant quc-c’étoit unechose si facile , qu elle ne pouvoit être refusée,puisque c’étoit un moyen sur c’e íes réduiretous , & M. Arnauld même : mais on le leur atoujours refuse. Voilà ce qui s’est passé de cecòté-là.

De l’autre part se sont trouvés quatre-vingts' Docteurs séculiers, & quelques quarante Reli-gieux Mendiants, qui ont condamné la Propo-,sition de M. Arnauld , sans vouloir examiner ,si ce qu'iî avoit dit , étoit vrai ou faux : ÔCayant même déclaré qu’il ne s'agisscit pas de lavérité , mais feulement de la témérité c!e sePro-position.

II ssen est dc jsttis trouvé quinze qui n’ontpoint été pour la Censure , ôc .qn’on appelleindifférents*

Voilà comment s'est terminée h Qucstiondeï’ait, dom je nc me mets guere en peine ; carque M. Arnauld Coît téméraire» ou non,mr con-science r.’y est pas intéressée. Et si la curiositéme prencit de savoir, si ces propositions fontdans Jansenìus, for. Livre n'est pas si rr.re, nísi gros, que jene lcpusse liretoutencntier pontm’en éclaircir, lans en consulter la Sorbonne*

Mais U je ne craignois aussi d*être témérairesje crois que je suivrois I’avis de la plupart desgens que je vois > qui . ayant cru jusqu’ici sur Ufoi publique ..que ces Propositions sent dansj ajuejïius, commencent à fe déíïercîu contraire,par le refus bizarre qu’on fait de les montrer ,qui est íeï que je n’ai encore vu personne quim’aitdît les y avoir vues. Déserté quejecraínsqye cette Censure ne fasse plus du m,J que doti&n, qn’elîe ne donne á ceux qm en ss.u»rónt ^histoire une impression toute opposée kía Conclusion. Car çn vérité, se monde dçvsent