4 Fremiere Lettre.
méfiant > & ne croit les choses que quand il Isrvoit. Mais , comme je l’ai déjà dit, ce point làest peu important, puisqu’il ne s’y agit point dela Foi.
Pour la question de Droit > elle semble bienplus considérable » en ce qu’iîs disent qu’eîletouche la Foi. Aussi j'ai pris un foin particulierde m’en informer. Mais vous ferez bien satis-fait de voir que c’est une chose aussi peu im-portante que la premiere.
ïl s'agit d’examiner ce que M. Arnauld a ditclans la mémo Lettre ; Que la grâce , fans la -quelle on ne peut rien , a manqué à S . Pierredans fa chute . Sur quoi nous pensions vous &moi » qu'îl étoit question d’examiner les plusgrand principes de la grâce , comme si ellerdest pas donnée à tous les hommes, ou biensi elle est efficace par elle-même : mais nousetionsbien trompés. Je fuis devenu grandThéo-logien en peu de temps » &. vous en allez voirdes marques.
Pour lavoir îa chose au vrai , je vis Mon-sieur N. Docteurde Navarre ,qui demeureprèsdc chez moi , qui est , comme vous le savez ,des plus zélés contre les Jansénistes : Kccommema curiosité me rendoit presque aussi ardentquelui , je lui demandai, s’ils ne décideroient pasformellement, que la grâce est donnée à tous ,afin qu’on n’agitât plus ce doute. Mais il merebuta rudement, & me dit que ce n’étoítpas là le point ; qu’îl y en avoir de ceux deson côté qui tenoient que la grâce n’est pasdonnée à tous; que les Examinateurs mêmesavoient dit en pleine Sorbonne , que cette opi-nion est problématique ; & qu'il étoit luí-mêmedans ce sentiment ; ce qu’il me confirma patce passage qu’il dit être célébré de S. Augustin.JVous savons cue la grâce Jpejìpas donnée »tous les hommes*