t 4 Seconde Lettre .
veulent qu’il «’y ait aucune grâce actuellementsuffisante qui ne soit suffi efficace » c’est-à-dire,que toutes celles qui ne déterminent point lavolonté à agir effectivement, font infuffiíàntespour agir, parce qu’ils disent qison n'agit ja-mais fans grâce efficace. Voilà leur différend.
Et m’informant après de la doctrine des nou-veaux Thomistes : Elle est bizarre, me dit-il:ils font d’accord avec les Jésuites d’admettreune grâce suffisante donnée à tous les hommes:mais ils veulent néanmoins que les hommesifagiffent jamais avec cette feule grâce, Ôc qu’iìfaille ,pour les faire agir, que Dieu leur donneune grâce efficace qui détermine réellement leurvolonté a faction , & laquelle Dieu ne donnepas à tous. De forte que suivant cette doctrine,lui dis-je , cette grâce est suffisante fans hêtre.Justement, me dit-il t car si elle suffit, il n'enfaut pas davantage pour agir j & si elle ne suffitpas, elle n’est pas suffisante .
Mais , lui dis-je , quelle différence y a-t-i!donc entr'eux & les Jansénistes ? Us diffèrent,me dit-il, en ce cju’au moins les Dominicainsont cela de bon, qu’iis ne laissent pas de direque tous les hommes ont la grâce suffisante .j’entends bien » répondis-je ; maïs ils le disentfans le penser, puisqu’ils ajoutent qu’il faut né-cessairement pour agir, avoir une grâce efficace*ui n’eft pas donnée à tous ; ainsi s'ils font con-formes aux Jésuites par un terme qui n a pas desens, ils leur font contraires > & conformes auxJansénistes y chrns la substance de la chose. Celaest vrai, dit-il. Comment donc, lui dis-je, lesJésuites íbnt-ils unis avec* eux > & que ne le*çombattent-iîs aussi bien que les Jansénistes,puisqu’ils auront toujours en eux de pasifèntsadversaires , lesquels soutenant ta nécessité deJa grâce efficace qui détermine* lesempêcheronttfeîfcUkcsìitì quili veukntêtxe íeuteffifEfaoîe £