s.§> Seconde Lettre.
II en eût bien dit davantage ; car ií s’échauf-soit de plus en plus. Mais je ['interrompis, &dis en me levant : En vérité, mon Pere , íi j'a-vois du crédit en France , je ferois publier àson de trompe, On fait a sçavoir, quequand les Jacobins disent que la grâce suffisanteejl donnée d tous } Us entendent que tous n’cntpas la grâce qui suffit effectivement. Après quoivous le diriez tant qu’ii vous plairoit, mais nonpas autrement. Ainsi finit notre visite.
Vous voyez donc par-îà que c’est ici unesuffisante politique , pareille au pouvoir pro -chain. Cependant je vous dirai qu'il me semblequ’on peut, fans péril, douter du pouvoir pro -chain , & de cette grâce suffisante > pourvucju'on ne Toit pas Jacobin.
En fermant ma lettre, je viens Rapprendreque la Censure est faite; mais comme je neíais pas encore en quels termes, &qu’elle ne se-ra publiée que le 15 Février, je ne vous en par-lerai que par le premier ordinaire. Je fuis, Lcc.
De Paris, ce Lp Janvier 1656,j 4 =—j~~ -V Z L» --- . 1 . ; " - >
REPONSE
Da Provincial aux deux 'premier t sLettres de son Ami.
M O N S I E U R,
Vos deuxLettr-es n*ont pas été pour moiseul*Tout le monde les voit: tout le monde les en-tend : to ut le monde les croit. Elles r.e font pasfeuleme nt estimées par les Théologiens : elles
font