Troisième Lettre . 27
lion de h Sorbonne , & moi la.Censure del’A-cadémie. Ainsi nos intérêts font tout contraires*11 doit se faire connoître pour défendre son in-nocence , au lieu que je dois demeurer dansl’obfcurité pour ne pas perdre ma réputation*De forte que ne pouvant paroître, je vous re-mets le foin de m’acquitter envers mes célébrésapprobateurs , Sc je prends celui de vous infor-mer des nouvelles de la Censure.
Je vous avoue, Monsieur, qu'ellem’a extrê-mement surpris. )'y pensois voir condamner lesplus horribles hérésies d u monde ; mais vousadmirerez, comme moi, que tant d'éclatantespréparations se soient anéanties tur le point deproduire un si grand effet.
Pour l’entendre avec plaisir, ressouvenez-vous, je vous prie, des étranges impressionsqu’on nous donne depuis si iong-temps des Jan-sénistes. Rappeliez dans votre mémoire , les-cabales, les factions, les erreurs, les schismes,les attentats qu’onleur reproche depuis si long-temps; de quelle forte on les a décriés Sc noir-cis dans les chaires Sc dans les livres ; Sc com-bien ce torrent qui a eu tant de violence & dedurée » étoit grossi dans ces dernieres années,où on les accuíbit ouvertement Sc publique-ment, d’être non-feulementhérétiques êcfchif-matiques, mais apostats Lc infidèles; de nier lemystère de la transsubstantiation, Sc de renon-cer à Jefuï-Christ Sc à ['Evangile.
Ensuite de tant d'accufations si surprenantes,©n a pris le dessein d’examiner leurs livres pourcn faire le jugement. Onachoisi la seconde Let-tre de M. Arnauld, qu’ondisoît être rempliedesplus grandes erreurs. On lui donne pour exami-nateurs fes plus déclarés ennemis. Ils emploienttoute leur étude à rechercher ce qivils y pour-to.icnt reprendre : Lc ils en rapportent une pro-position touchantlaDoctrine, qu’ils exposent^la Censure, B L