s8 Troí/ìeme Lettre.
Que pouvóit-on penser de tout ce pfocéde'isinon que cette proposition > choisie avec descirconstances si remarquables, contenoit l’es«-fence des plus noires hérésies qui (e puissentimaginer ? Cependant elle est telle » qu’on riyvoit rien cpù ne soit si clairement &; si formelle-ment-exprimé dans les passages des Peres queM. Arnauld a rapportés en cet endroit, que jen’ai vu personne qui en pût comprendre la c'is-fe'rence. On s’imaginoit néanmoins qu’il y enavoit beaucoup j puisque les passages des Peresétant fans doute Catholiques, il siilloit que laproposition de M. Arnauld y fut extrêmementcontraire pour être hérétique.
C’étoit de la Sorbonnc qu’on attendoit cet.éclaircissement. Toute la Chrétienté avoit lesyeux ouverts pour voir dans la Censure decesT>octeurs ce point imperceptible au commundes hommes. Cependant M. Arnauld fait sesApologies , où il donne en plusieurs colonnes faproposition, A les passages des Peres d’où il l’aprise , pour en faire paroîírc la conformité auxmoins ciair-voyants. II fait voir que S. Augustindit en un endroit qu’il cite : Que Jésus - Christnous montre en la personne de S. P terrât un justequi nous instruit, par fa chute , de fuir la pré-somption. II en rapporte un autre du même Pè-re » qui dit: Que Dieu pour montrer que fansla grâce on ne peut rien , a laiffé S. Pierre fansgrâce. II en donne un autre cle $. Chryfostô-me , qui dit : Oue la chute de S. Pierre n’arrì -va pas pour avoir été froid envers Jefus-Chrr.fi »mais parce que la grâce lui manqua ; & qu 1 ellep''arriva pas tant par fa négligence , que parVahandon de. Dieu, pour apprendre à tcutePEglifi, que fans Dieu P on ne peut rien. En-suite de quoi il rapporte sa propositionaccuse'e,qui est celle-ci: LcsPcres nous montrent un jufie
en la personne de Saint Pierre 3 F?" S rií *