4 * Quatrième Lettre.
avec joie qui en font vanité. Et qui peut e*savoir plus de nouvelles que vous ? II n’est pasque vous ne confessiez quelqu’un de ceux dontje parle j car c’est parmi les personnes de grandequalité qu’il s’en recontre ^ordinaire. Maisprenez garde » monPere,aux dangereuses fuitesde votre maxime. Ne remnrquez-vous pas queleffet elle peut faire dans ces libertins qui necherchent qu’à douter de la Religion? Quelprétexte leur en offrez-vous , quand vous leurdites comme une vérité de foi , qu’ils sentent àchaque péché qu’ils commettent , un avertisse-ment & un deíir intérieur de s’en abstenir î Caridest-il pas visible qu’étant convaincus, parleurpropre expérience, de la fausseté de votredoctrine en ce point, que vous dites être defoi , ils en étendront la conséquence à tous lesautres ? Ils diront que fi vous n’êtes pas véri-tables en un article , vous êtes suspects entous: & ainsi vous les obligerez à conclure » ouque la Religion est fausse , ou du moins queyous en êtes mal instruits.
Mais mon second soutenant mon discours, luidit : Vous seriez bien , monPere- pour con-server votre doctrine , de n’explitfuer pas aussinettement que vous nous avez fait, ce quevous entendez par grâce actuelle. Car commentpourriez-vous déclarer ouvertement, fans per-dre toute créance dans les esprits : Que personnene-pèche qu’il n’ait auparavant la connoijjancede son infirmité , celle du Médecin , le désir dela guérison » & celui de la demander à Dieu ?Croira-t-on, fur votre parole , que ceux quifont plongés dans l’avarice , dans Timpudicité ,dans les blasphèmes , dans !e duel, dans la ven-geance , dans les vols,dans les sacrilèges, aientvéritablement le de st r d’embrasser la chasteté ,Thumilité , & les autres vertus Chrétiennes?
Peníera-t-on que ces philosophes » qui vsn-