Quatrième Lettre. 4 »
vols > quand on a pu gagner une foi Tuf soi dctdy plus penser du tout , toutes choses devien-nent pures pourPavenir. Point de ces pécheursà demi, qui ont quelque amour pour la vertu iils feront tous damnés, ces demi - pécheurs*Mais pour ces francs pécheurs , pécheursendurcis » pécheurs fans mélange , pleins 8Cachevés, Penser ne îes tient pas: ils ont trompéle diable à force de s'y abandonner.
Le bon Pere qui voyoit assez clairement laliaison de ces conséquences avec son principe »s'en échappa adroitement ; ôt fans se ficher, oupar douceur, ou par prudence , il médit feule-ment : Asm que vous entendiez comment noussauvons ces inconvénients , sachez que nousdisons bien , que ces impies dont vous parlez -feraient fans péché s’ils n’avoient jamais eu depensée de se convertir , ni de désirs de fe don-ner à Dieu : mais nous soutenons tjiPîîs en onttous; & que Dieu n’a jamais laisse pécher unhomme fans lui donner auparavant ta vue ditmal qu'il va faire , ôt le désir » ou d'éviter îepéché, ou au moins d’implorer son assistancepour Je pouvoir éviter ; & if n’y a que lesJansénistes qui disent le contraire.
Et quoi, mon Pere, lui repartîs-je 1 est-ce-IàPhéréíiedes Janséniste; ,de nier qu’à chaque foisqu’on fait un péché , U revient un remord trou-bler la conscience , malgré lequel on ne laissepas de franchir U sault & de pajser outre *,comme dit le P. Baony? c’est une assez plaisantechoie d’être hérétique pour cela. Je croyoisbien qu*on fût damné pour n’avoir pas de bon-nes pensées ; mais qt’on le soit pour ne pascroire que tout le monde en n , vraiment je nele pensois pas. Mafs , mon Pere > je me tiensobligé,en conscience , de vous désabuser > & devous dire qu’ìly amilie gens qui n'ont pointéesdésirs ; qui pèchent fans regret, qui pèchent