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Les Provinciales, ou, Lettres écrites par Louis de Montalte à un provincial de ses amis, et aux RR. PP. jésuites, sur la morale & la politique de ces pères : avec un discours préliminaire contenant un abrégé de la vie de M. Pascal, & l'histoire des Provinciales / [Blaise Pascal]
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44 Quatrième Lettre.

les a laissés errer dans leurs voies, ne dîtes pajque Dieu a éclairé ceux que les Livres sacrésnous assurent avoir été abandonnées dans lesténèbres <S* dans Vombre de la mort .

Ne vous seistît-il pas , pour entendre Terreurrie votre principe, de voir que saint Pau! seriit le premier pécheur , pour un péché qu'ilriécîare avoirVommis par ignorance & avec\ele ?

Ne seissit-il pas de voir , par TEvangtíe , queceux qui crucihoient Jesus-Chrift , avoientbesoin d u pardon qu’il demandoit pour eux ,quoiqu'ils ne connussent point la malice de leuraction, & qu'ils ne Toussent jamais faite > selonS. Paul, s’ils en eussent eu la connoissance?

Ne fufiìt-iîpas que Jesus-Christ nous avertissequ'il y aura des persécuteurs de TEglise quicroiront rendre service à Dieu en s’eîtorçantrie la ruiner ; pour nous faire entendre que cepéché , qui est le plus grand de tous, selonî’Apôtre , peut-être commis par ceux qui fontse éloignés de savoir qu'ils pèchent, qu'ils croi*roient pécher en ne le faisant pas ?

Et enfin ne suífit-il pas que Jefus-Christ luí-même nous ait appris qu'il y n deux fortes*depécheurs » dont les uns pèchent avec connois-sance , & les autres fans connoissance ; & qu’ilsseront tons châtiés , quoiqu’à la vérité , diffé-remment?

Le bon Pere pressé pnr tant de témoignages '■rieTEcriture , à laquelle’ il avoir eu recours,commença k lâcher le pied : & laissant pécherles impies sens inspiration , íl nous dit : Aumoins vous ne nierez pas que les justes ne pè-chent jamais fans queDieu Ieurdonne ... Vousreculez , Iuidis-je en Pinterrompant ; vous re-culez - mon Pere; vous abandonnez le principegénéral, & voyant qu’il ne vaut plus rien àl’é-gard des pécheurs, vous voudriez entrer siì