Quatrième Lettre. 49
connoitn lespartïciilarlùsde cctteacíion; Sin~Òula in quibus e,4 aclio Mais qn’entend-ilpar-là, sinon les circonstances particulières defaction , ainsi que les exemples qu’il en donnele justifient clairement, n’en rapportant pointd’autres que dc ceux ou l’on ignore quelqu’unede ces circonstances ; comme d 9 une personnequi , voulant montrer une machine , en décocheun dard qui blejse quelqu 9 un ; & de Me'rope, quitua son fils en pensant tuer son ennemi ; ôt au-tres semblables.
Vousvoyezdonc par-ià quelleestl’ignorancequi rend les actions involontaires ; & que cen'est que celle des circonstances particulières,qui estappeîlée par les Théologiens, commevous leíavezfort bien,mon Pere , l 9 ignorancedufait. Mais quanta celle du droit , c’est-à-dire , quanta I ignorance dubien Scdumalquïest en faction , de laquelle feule il s'agit ici,voyons st Aristote est de l’avis du P. ílauny.Voici les paroles de ce Philosophe: Tous Lesméchants ignorent ce qu'ils doivent faire , & cequ 9 ils doivent- fuir. Et c 9 ejì cela mime qui Lesrend méchants & vicieux. C'efi pourquoi Von nepeutpas dire t queparce qu 9 un homme ignore cequ 9 ilest à propos qu 9 il faste pour satisfaire à sondevoir, son action soit involonta ; re. Car cetteignorance dans U choix d;i bien & du mal , nefait pas qu'une action soit involontaire , maisfeulement qu 9 elle est vicieuse. L'on doit dire lamême chose dc celui qui ignore , en général, lesfegles deson devoir ,pu sque cette ignorance r en dJes hommes dignes de blâme , 6* non. d 9 excuse. EtainstV ignorance qui rendles actions involontai-res & excusables, est feulement celle qui regardeìe fait en particulier , & ses circonstances fingu*litres. Car alors on pardonne à un homme, &on Vexcuse, S‘ on 1$ considéré comme ayant agicontre son gré*
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