Buch 
Les Provinciales, ou, Lettres écrites par Louis de Montalte à un provincial de ses amis, et aux RR. PP. jésuites, sur la morale & la politique de ces pères : avec un discours préliminaire contenant un abrégé de la vie de M. Pascal, & l'histoire des Provinciales / [Blaise Pascal]
JPEG-Download
 

Quatrième Lettre. 49

connoitn lespartïciilarlùsde cctteacíion; Sin~Òula in quibus e,4 aclio Mais qnentend-ilpar-, sinon les circonstances particulières defaction , ainsi que les exemples quil en donnele justifient clairement, nen rapportant pointdautres que dc ceux ou lon ignore quelquunede ces circonstances ; comme d 9 une personnequi , voulant montrer une machine , en décocheun dard qui blejse quelqu 9 un ; & de Me'rope, quitua son fils en pensant tuer son ennemi ; ôt au-tres semblables.

Vousvoyezdonc par- quelleestlignorancequi rend les actions involontaires ; & que cen'est que celle des circonstances particulières,qui estappeîlée par les Théologiens, commevous leíavezfort bien,mon Pere , l 9 ignorancedufait. Mais quanta celle du droit , cest-à-dire , quanta I ignorance dubien Scdumalquïest en faction , de laquelle feule il s'agit ici,voyons st Aristote est de lavis du P. ílauny.Voici les paroles de ce Philosophe: Tous Lesméchants ignorent ce qu'ils doivent faire , & cequ 9 ils doivent- fuir. Et c 9 ejì cela mime qui Lesrend méchants & vicieux. C'efi pourquoi Von nepeutpas dire t queparce qu 9 un homme ignore cequ 9 ilest à propos qu 9 il faste pour satisfaire à sondevoir, son action soit involonta ; re. Car cetteignorance dans U choix d;i bien & du mal , nefait pas qu'une action soit involontaire , maisfeulement qu 9 elle est vicieuse. L'on doit dire lamême chose dc celui qui ignore , en général, lesfegles deson devoir ,pu sque cette ignorance r en dJes hommes dignes de blâme , 6* non. d 9 excuse. EtainstV ignorance qui rendles actions involontai-res & excusables, est feulement celle qui regardeìe fait en particulier , & ses circonstances fingu*litres. Car alors on pardonne à un homme, &on Vexcuse, S on 1$ considéré comme ayant agicontre son gré*

C