$2 Cinquième lettré.
Anges prompts & légers.hs Prophétien’en efWelle pas claire? Ce font des esprits d* Aigles ;c'est une troupe de phénix. Un Auteur ayantmontré depuis peu qu'il y en aplufieurs . Us ontchangé la face dela Chrétienté. Il le faut croirejmisqu’ils le disent. Et vous l’allez bien vo?tdans la fuite de ce discours » qui vous apprendraleurs maximes»
J’ai voulu m’en instmirc de bonne forte, lene me fuis pas fié à ce que notre ami m’en avoitappris : j’ai voulu les voir eux-mêmes. Maisj'ai trouvé qu'il ne m’avoit rien dit que deVrai: jc pense qu’il ne ment jamais. Vous JeVerrez par le récit de ces Conférences.
Dans callc que j’eus avec lui, il me dit defi étranges choses -, que j’avois peine à le croire;mais il me les montra dans les livres de cesPeres ; de forte qu'il ne me resta à dire, pourleur défense, sinon que c’étoient îessentimentsde quelques particuliers » qu'il n’étoit pas juste«Timputer au Corps. Et, en effet, je rassuraique j’en connoissois qui font aussi sévères, queceux qu’il me citoit, font relâchés. Ce fut furcela qu’il me découvrit l’efprit de la Société,qui n'est pas connu de tout le monde ; & vousferez peut-être bien aise de rapprendre» Voicice qu’il me dit.
Vous pensez beaucoup faire en leur faveur »de montrer qu’ils ont de leurs Peres aussi con-formes aux maximes Evangéliques, que les au-tres y font contraires : & vous concluez de-îà ,que ces opinions larges n’appartiennentpas àtoute !a Société. Je le fais bien : car íi celaétoit, ils n’en soussnroient pas qui y fussent fícontraires. Mais pnifqu’ils en ont aussi qui fontdans une doctrines licencieuse, concluez-en demême , que l’esprit de la Société n'est pas celuide la sévérité Chrétienne : car fi cela étoit, Usn’ea souffriraient pas qui y fussent K opposas*