64 Cinquième Lettre.
consulté un de vos Docteurs, & pris de îuîune opinion un peu large, on fera peut-êtreattrapé , fi on rencontre un Confesseur qui n’estsoit pas, 8c qui refuse {'absolution , si on nechange de sentiment. N’y avez-vous point don-né ordre , mon Pere ì En doutez-vous, me rs-ponHP-LI ? On îes a obligés à absoudre leurspénitents qui ont des opinions probables , fouspeine de péché mortel, asm qu’ils n*y man-quent pas. C’est ce qu’ònt bien montré nos Pe-sés, & entr'autres îe P. Bauny, tr. 4, de Potnit,q. t?, p. Y?. Quand le Pénitent, dit-i ^ , suitune opinion probable , le Confesseur doit F ab-soudre , quoique son op ; nion soit contraire ècelle du pénitent . Mais il ne dit pas que ce soitun péché mortel de ne le pas absoudre. Quevous êtes prompt, me dit-il ! Ecoutez îa fui-te : il en fût une conclusion expresse: RefuserVabsolution à un pénitent qui tt^it selon uneopinion probable, est un pêché qui de sa natureest mortel. Et iî cite, pour confirmer ce senti-ment, trois des plus fameux cle nos Peres,Suarez , tom. 4. d. qz. seci.j. Vasque? » disp *€2.-c. 7, & Snnchez , /?. zi.
O mon Pere, Iuíd’s-je, voilà qui est bienprudemment ordonné ! II n’y a plus rien àcraindre : un Confesseur n'oferoit plus y man-quer. Je ne favois pas que vous eussiez le pou-voir d’ordonner fous peine de damnasson. Jecroyois que vous ne saviez qu*ôter les péchés ;je ne penfois pas que vous fussiez en introduire,Mais y q us avez tout pouvoir, à ce que je vois.Vous ne parlez pas proprement, me dìt-ÌI. Nousréintroduisons pas îcs péchés; nous ne faisonsque 1es remarquer. J'ai déjà bien reconnu deuxou trois fois que vousn'êtes pas bon SchohJIi-que. Quoi qvdil en foîr, mon Pere , voilà mondoute bien résolu. Mais j'en ai un autre encoreà vous proposer. Ccst que je «c saì comraeîiS