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Les Provinciales, ou, Lettres écrites par Louis de Montalte à un provincial de ses amis, et aux RR. PP. jésuites, sur la morale & la politique de ces pères : avec un discours préliminaire contenant un abrégé de la vie de M. Pascal, & l'histoire des Provinciales / [Blaise Pascal]
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64 Cinquième Lettre.

consulté un de vos Docteurs, & pris de îuîune opinion un peu large, on fera peut-êtreattrapé , fi on rencontre un Confesseur qui nestsoit pas, 8c qui refuse {'absolution , si on nechange de sentiment. Ny avez-vous point don- ordre , mon Pere ì En doutez-vous, me rs-ponHP-LI ? On îes a obligés à absoudre leurspénitents qui ont des opinions probables , fouspeine de péché mortel, asm quils n*y man-quent pas. Cest ce quònt bien montré nos Pe-sés, & entr'autres îe P. Bauny, tr. 4, de Potnit,q. t?, p. Y?. Quand le Pénitent, dit-i ^ , suitune opinion probable , le Confesseur doit F ab-soudre , quoique son op ; nion soit contraire ècelle du pénitent . Mais il ne dit pas que ce soitun péché mortel de ne le pas absoudre. Quevous êtes prompt, me dit-il ! Ecoutez îa fui-te : il en fût une conclusion expresse: RefuserVabsolution à un pénitent qui tt^it selon uneopinion probable, est un pêché qui de sa natureest mortel. Et cite, pour confirmer ce senti-ment, trois des plus fameux cle nos Peres,Suarez , tom. 4. d. qz. seci.j. Vasque? » disp *2.-c. 7, & Snnchez , /?. zi.

O mon Pere, Iuíds-je, voilà qui est bienprudemment ordonné ! II ny a plus rien àcraindre : un Confesseur n'oferoit plus y man-quer. Je ne favois pas que vous eussiez le pou-voir dordonner fous peine de damnasson. Jecroyois que vous ne saviez qu*ôter les péchés ;je ne penfois pas que vous fussiez en introduire,Mais y q us avez tout pouvoir, à ce que je vois.Vous ne parlez pas proprement, me dìt-ÌI. Nousréintroduisons pas îcs péchés; nous ne faisonsque 1es remarquer. J'ai déjà bien reconnu deuxou trois fois que vousn'êtes pas bon SchohJIi-que. Quoi qvdil en foîr, mon Pere , voilà mondoute bien résolu. Mais j'en ai un autre encoreà vous proposer. Ccst que je «c saì comraeîiS