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Les Provinciales, ou, Lettres écrites par Louis de Montalte à un provincial de ses amis, et aux RR. PP. jésuites, sur la morale & la politique de ces pères : avec un discours préliminaire contenant un abrégé de la vie de M. Pascal, & l'histoire des Provinciales / [Blaise Pascal]
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Sixième’ Ltttre. 77

& encore moins qu’ils se privent eux-mêmes detoutes les grâces qu’ils en doivent tirer les pre-miers. Et je dirois encore, que lès Prêtres,selon 5 . Paul, font obligés d 1 offrir U sacrifiaspremierement pour eux-mêmes, & puis pour l<speupleì & qu’ainsi il leur est bien permis rì’euassocier d’autres au fnìit dussacrisice, mais nonpas de renoncer eux-mêmes volontairement àtout le fruit du sacrifice , & de le donner à unautre pour un tiers de Messe; c’est-à-dire, pourquatre ou cinq fols. En vérité, mon Pere, pourpeu que je fusse grave, je rend rois cette opinionprobable. Vous n’y auriez pas grande peine, medit-il ; elle l’est visiblement. La difficulté étoitde trouver de la probabilité dans le contrairedes opinions qui font manifestement bonnes; 6cc’est ce qui n’nppartient qu’aux grands hommes.Le P. Bauny y excelle : il y a du plaisir de voirce savant Cafuiste pénétrer dans le pour & lecontre d’uncmêine question qui regarde encoreles Prêtres, & trouver raison par-tout, tant ilest ingénieux & subtil.

II dit en un endroit, c’est dans le traite 10 ,p, 474. On ne peut paf faire une loi qui obligeâtles Curés à dire la Méfié tous les jours , parcsqidune telle loi les expoferoit indubitablement ,haitD DUBIÈ , au péril d.e la dire quelquefoisen péché mortel. Et néanmoins , dans le mêmetraité 10, p. 441 , il dit : Qjie Us Prêtres quiont reçu de Purgent pour dire la Méfié tous lesjours , la doivent dire tous Us jours , & qu? il sne peuvent pas s* excuser fur cc qu'ils ne font pastoujours afiè{ bien prépares pour la dire , parasqu 9 cn peut toujours faire l’acle dc contrition j& que s 9 ils y manquent , c 9 efl leur faute, & nonpas celle de celui qui leur lait dire la Meffe. Etpour lever les plus grandes difficultés qui pour-roient les en empêcher, il résout ainsi cettequestion dans le même traité, qu. 32 , p. 457,