y'S Sixième Lettre.
Un Prêtre peut-il dire la Messe le même jontqu’il a commis un péché mortels & des plus cri~minels, en Je confessant auparavant ? Non,dit Vìllalohos , à cause de son impureté ; maisSancius dit que oui, & fans aucun péché j & jetiens son opinion sûre , 6* qu 9 elle doit êtresuiyíedans la pratique : Et TUT a & sequenda inpraxis
Quoi, mon Pore, lui dis-je ! on doit suivrecotte opinion dans la pratique ! Un Prêtre quiseroit tombé dans un tei désordre , oferoit-ilsVpprocher de l’Autel le même jour, fur 3a pa-role du P. Bauny ? Et ne devroit-il pas déférerzux anciennes loix de l’Eglife , qui excluoientpour jamais du sacrifice, ou au moins pour unlong-temps, les Prêtres qui avoient commis despéchés de cette forte » plutôt que de s’arretereux nouvelles opinions des Cafuisies, qui le? yadmettent le jour même qu’ils y font tombés ?Vous n’avez point de mémoire, ditlePere. Nevous appris-je- pas Pautrc fois, que selon nosPères Cellot Sc Reginaldus, l’on ne doit passuivre dans la morale » les anciens Peres , mai»les nouveaux Cafuijìes ? Je m’en souviens bien,lui répondis-je. Mais il y a plus ici : car il y ades loix de TÈglife. Vous avez raison, me cit-‘I ; mais c’efî que vous ne savez pas encore cettebelle maxime de nos Peres: Que les loix dePEfilJe perdent leur force , quand on ne lesobserve plus ; cum jam desuetudine abierunt,comme dit Fiîiuthis, tom. 2 ,tr. if, ». j^.Nousvoyons mieux que les anciens, les néceiîìtésprésentes de î’Eglife. Si on étoit si févere à ex-clure les Prêtres de i’Auteî, vous comprenezbien qu’il n’y auroit pas un si grand nombre deMesses, Or la pluralité des Messes apporte tant«le gloire à Dieu, & tant d’utilité aux âmes, quej’oíeroîs dire avec notre Pere Ceílot, dans tonlivre de la Hiérarchie, Lj» c, u, p, i , qu'il