94 Septième Lettre.
lion jmaisj’en veux bien entendre auffî les confis*quences, à tous les cas u u cetteenéthode donnele pouvoir cìe tuer. Reprenons donc ceux quevous m’avez dits, de peur de méprisé : car l’é-quivoque seroit ici dangereuse, il ne faut tuerque bien à propos , & ìur bonne opinion pro-bable. Vous m’avezdonc affur; qu’en dirigeantbien son intention , on peut , félon vosPeres,pourconserverson bonus ìr, & même fou bien,accepter un duel > Poffrir quehpiefois, tuer encachette un faux accusateur, &ses témoins aveclui , & encore le luge corrompu qui les favo-rise ; & vous m’ave^ dit auííì que celui quiareçu un soufflet, peut, fans fe venger , le répa-rer ù coups rPepce. Mais , mon Pere , vous nem’avez pas dit avec quelle mesure.-On ne s'ypeut guere trompor , di* le Pere : car on peutaller jusqisà le ruer. C’est ce que prouve fortbien notre savant Henriquez , L 14 » c . 10,n. j , & d'au'resde nos Peres rapportés parEs-cobar , tr. 1 , e.v. 7 , n . 48 ; en ces mots : Onpeut t'itr celui qui a dor.né un soufrât, quoi-qu'il s'e\saie , pourvu qidon évite de U fuirapar haine ou par ve 'peance, & que par-là onne donne pas lieu à des meurtres excessifs , &nuis blés à VJitat Et la raison en ejl qu'onpeut ains courir âpre- son honneur, commeâpres dub ev dérobe. Car encore que votre hon -neur ne soit pas entre les mains de votre en-nemi, comme feraent des bardes qu'il vousaaro't volées ; on peut néanmoins le recouvreren la mime maniéré, en donnant des marquesde prandeur & d'aator té, & s’ac.juérantpar-làV-ejvme des hommes Lt » en effets n’eft- lpasvéritable que celui qui a reçu un foujjUt > ejlréputé jans honneur , jusques à ce qu'il ait tuéson en >cmi ?
Cela me parois si horrible , que j’eus peine àae retenir ; mais pour savoir le reste > je le