ï 14 Huitième Lettre.
meurtre , une sentence Injuste , une aclion dés-honnête , 6 -<7. font légitimement poffédés > 6 * on71*est point obligé à les restituer. Et encore , autr. p, ex, f > n, pp. On peut disposer de cequ*on reçoit pour des homicides, des sentencesinjustes, des péchés infâmes, &c. parce que lapojftjston en est juste , & qu*on acquiert le do-maine & la propriété des choses que Von ygagne. O mon Pere , lui dis-je , je n’avois pasoui parler de cette voie a’acquérir ; & je douteque la justice l’autorisc , & qu’elle prenne pourun juste titre l'assaíïìnat, Pinjustice , & Vadul-tere. Je ne sais, dit le Pere , ce que les livresdu Droit en disent : mais je fais bien que lesnôtres,qui font les véritables réglés des conscien-ces , en parlent comme moi. II est vrai qu’ilsen exceptent un cas, 3 u quel ils obligent à resti-tuer : c’est quand on a reçu de Vargent de ceuxqui n*ont pas le pouvoir de disposer de leur bien,tels que font les enfants de famille & les Reli-gieux. Car notre grand Molina les en excepte ,au t. 1, de just, tr. 2 , difp. 94. Nisi mulier ac-cepifjst ab eo qui alienare non potest, ut à Reli-giofo , a ut stlio familias. Car alors il faut leurrendre leur argent. Efcobar cite ce passage , autr. 1, ex. 8 , n. 9/; & il confirme h même choseau tr. 1 , ex. 1 , n. 23.
Mon Révérend Pere , lui dis-*je » je vois lesReligieux mieux traités en cela que les autres.Point du tout, dit le Pere ; n’en fait-on pasautant pour tous les mineurs généralement, aunombre desquelsles Religieux font toute leurvie ? II est juste de les excepter. Mais, à Pégardde tous les autres, on n’est point obligé de leurrendre ce q u'o n reçoit d’eux pour une mauvaiseaction. Et Lessuis le prouve amplement au /. 2 .de just. c. 14 , d. 8 , n . pz. Car, dit-il, uneméchante aclion peut être estimée pour de Var-ge-ntj gn considérant Vavantage quen rcçqit