ï ^2 Neuvième I^ettre.
C’est à quoi sert admirablement notre doctrinedes équivoques* par laquelle il est permis d" userde termes ambigus , en les faisant entendre enun autre sens qu* on ne Us entend foi - méme ,t omme dit Sanchez * Op. Mor. p. z , 1 . z , c. 6 ,n. 13 * Je fais cela , mon Pere , lui dis-je. Nous3 'avons tant publié ,continua-t-il, qu’a la fin toutïe monde en est instruit. Mais favez-vous biencomment il faut fuire quand on ne trouve pointde mots équivoques? Non, mon Pere. Je m’endoutois bien , dit-ii ; cela est nouveau : c’estla doctrine des restrictions mentales. Sanchezìadonne au même lieu. On peut jurer , dit - il ^qu on n* a pas fait une chose» quoiqu* on t* aitfaite effectivement , èn entendant en soi-meme ,qu*on ne Va- pas faite un certain jour , ou.errant qu*on fût né » ou en fens-entendant quel-qu* autre circonstance pareille , fans que lesparoles dont on fe sert » ayent aucun sens quile puisse faire connoître. Et cela est fort com-mode en beaucoup de rencontres» & est toujourstùsfustt » quand' cela est nécessaire ou utilepour la•-Jante » Vhonneur» ou le bien.
Comment, mon Pere ? & n’est-ce pas là unmensonge , & même un parjure ? Non , dit lePere; Sanchez le prouve au même lieu, ¬re P. FiHutius aussi » tr. zj » c, n » n. 331,parce , dit-il, que c*est Vintention qui réglé laqualité de Vaction; Ôcil y donne encore,». ZL§,..un autre moyen plus sûr d’éviter le mensonge.C’est qu’après avoir dit tout haut: Je jure que-ja n*ai point fait cela , on ajoute tout bas >aujourd’hui ; ou qu’aprcs avoir dit tout-haut,je jure , on dise tout bas , que je dis » & quel’on continue ensuite tout, haut, que je n* aipoint fait cela; vous voyez bien que c'est direfa vérité. Je Tavoue » lui dis-je ; mais noustrouverions peut-être que c’est dire la véritét#ut bas:, un mensonge tcuthíiwt; outre