t 42 s)ixicme Lettre. •
fiché d'hahitudc ; & qu’on n’c/l pas olligé Aslui répondre fur cela ; parcs qu’il n’a pas droit4 e donner à son pénitent la honte de déclarerfes récitâtes fréquentes.
Comment, mon Pere! j’aimerois autant direqu’un Médecin n’a pas droit de demander à sonmalade s’il y a long-temps qu’il a la íìevre. Lespéchés ne sont-ils pas tout différents selon cesdifférentes circonstances? & le dessein d’un vé-ritable pénitent ne doit-il pas être d’exposertout l’état de sa conscience à son Confesseurnvec la même sincérité & la même ouverturede cœur que s’il parîoit à Jesus-Christ, dontle Prêtre tient la place ? Or n’est-on pas bienéloigné de cette disposition , quand on cacheses rechutes fréquentes > pour cacher la gran-deur de son péché ? Je vis le bon Pere em-barrassé lct-deíïus : de sorte qu’il pensa à éludercette difficulté plutôtqu’à la résoudre,en m’ap-prenant une autre de leurs réglés , qui établitseulement un nouveau désordre , sans justifieren aucune forte cette décision du P.Bauny, quiest à mon sens une de leurs plus pernicieusesmaximes, & des plus propres à entretenir lesvicieux dans leurs mauvaises habitudes. Je de-meure d’accord , me dit-il, que l’hahitude aug-mente la malice du péché, mais elle n’en changepas la nature ; &. c’est pourquoi < u'est pasobligé à s’en confesser selon la réglé de nosPeres, qu’Escobar rapporte, princ. ex. z. n. y-.Qu’on n’efi obligé de confejfer que les circons-tances qui changent l'cfpece du péché, & nonpas celles qui. Vaggravent.
C’est selon cette réglé que notre Pere Gra-»?.dos dit i/r y. par. cont. 7. tr. 9. d. 9. n. 22.que f on a mangé de la viìlnde en Carême, ilsuffit de s'accufcr d’avoir rompu le jeûne »fans dire fi c*efi en mangeant de la viande »eu en faisant deux repas maigres. Et selon