Dixleme Lettre. 151
dît-íl, que ce soit une opinion probable queVattrition suffit a vcc le Sacrement , toutefoiselle n’eft pas certaine , & elle peut être faujse :Non eficerta » & potes esse salsa. Et si ellets sauffe , Vattrition ne suffit pas pour sauverun homme. Donc celui qui meurt seulementen cet état > s 1 expose volontairement au périlmoral âe la damnation éternelle ; car cetteopinion n f es ni fort ancienne > ni fort com-mune : Nzcvaldê antiqua , nec multùm com -munis . Sanchez ne trouvoit pas non plus quellefiìt fi assurée, puisqu’il dit en sa Somme , L /.c. 9. n. qj. Qjie le malade 5 * son Confesi'eurqui se contenteroient à la mort de Vattìitionavéc le Sacrement , pécheroient mortellement ,à cause du grand péril de damnation où lepénitent s’exposeroit , fi V opinion qui ajsureque Vattrition suffit avec le Sacrement , nc setrouvait pas véritable. N’i Comitolusnuíîî, quandÌ1 dit , Rejj}. mor. I. q, 32. n . 7. 8. Qu*d n* estpas trop sur que Vattrition suffise avec le Sacre-ment.
Le bon Perem’arrêtalà-dessus. Et quoi, dit-il ìvous lisez donc nos Auteurs ? Vous faites bien ;mais vous feriez encore mieux de ne les lirecju’avec quelqu’un de nous. Ne voyez-vous pasque pour les avoir lus tout seul, vous en avez;conclu que ces passages fonttort à ceux qui sou-tiennent maintenant notre doctrine de Pattri-tion > au lieu qu’on vous auroit montré qu’i! n’ya rien qui les releve davantage ? Car quellegloire est-ce à nos Peres d’aujourd’hui , d’avoiren moins de rien répandu fi généralement leuropinion par-tout, que hors les Théologiens iln’y a presque períonne qui ne s’imagine quece que nons tenons maintenant de Pattrition ,n’nit été de tout temps Tunique créance des fide-!es ? Et ainsi quand vous montrez par nos PeressnêmeSj qu’ily apeu données que cetie opinion