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Oni'ìcjne Lettre. r 77
dans un champ, & y attendant un homme ; lescompliments d u Pere Bauny pour éviter Pufure;la maniéré d’éviter la ■simonie par un détourd’intention ; 8 c celle d’éviter le mensonge enparlant tantôt haut, tantôt bas ; & le restedes opinions de vos Docteurs les plus graves?En faut-il davantage, mes Peres , pour mejustifier ? & y a-t-ìl rien de mieux dû i la va-nité & à la folie de ces opinions , que la risée,selon Tertuîlien ? Mais , mes Peres , la corrup-tion des moeurs que vos maximes apportent estdigne d'une autre considération; & nous pou-vons bien faire cette demande avec le mêmeTertuîlien : (. ad Nit. I. 2. c. ta. ) Faut •ilrire de leur folie , ou déplorer leur aveugle-ment ? Ri jd EA m vanitatem , an exprobremazcitatem ? Je crois, mes Peres, qu*on peuten rire & en pleurer à son choix : H&c tole-rabilius vel ridentur vel filentur , dit saint Au-gustin » ( Cont. Faust. L 20. c. 6 . ) Reconnoisisezdonc qu*il y a un temps de rire , & un temps depleurer, selon PEcrisure. Et je souhaite , mesPeres, que je 11’éprouve pas en vous Ja véritéde ces paroles des Proverbes ; Qu'ilyadespersonnes fi peu raisonnables q u* on n*en peutavoir de fatisfa 'àion de quelque maniéré qu* onagijfe avec eux t foii qu*on rie t soit qu*on fimette en colere.
De Paris, le iS. Août i 6 } 6 .
En achevant cette Lettre, j’ai vu un Ecrit quevous avez publié, où vousm’accufezd’imoosturefur le sujet de six de vos maximes, que i'?i rap-portées , Sc (^intelligence avec les hérétiques rj’efpere que vous y verrez une réponse exacte*Sc dans peu de temps, mes Peres ; ensuite delaquelle je crois que vous n’aurez pas envie decontinuer cette forte d’accusation*
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