i'S>4 Douzième Lettre
vrai qu’il en est, on vous appellera imposteurs,d’avoir asturé le contraire ; & s’iî n’en est pas,Escobar fera l’imposteur : de forte qu’il fautmaintenant par nécessité , que quelqu’un de laSociété soit convaincu d’imposture. Voyez unpeu quel scandale ! Aussi vous ne savez pasprévoir la fuite des choses. II vous semble qu’iln’y a qu’à dire des injures aux personnes, fanspenser sur qui elles retombent. Que ne faisiez-vous savoir votre difficulté à Escobar, avantque de la publier ? il vous eût satisfait. 11 n’estpas si mal aisé d’avoir des nouvelles de Vallado-líd, où il est en parfaite santé , & où il achevésa grande Théologie Morale en six volumes,fur les premiers desquels je vous pourrai direun jour quelque chose. On lui a envoyé les dixpremières Lettres : vous pouviez aussi lui en-voyer votre objection , & je m'assure qn’il yeût bien répondu : car il a vu, fans doute, dansLessuis ce passage, d’où'il a pris le A"E i n d e-corí vivat. Lisez-le bien, mesPeres, &vous l’y trouverez comme moi, líb. i, c. 1 6 ,7i. 4 $. Idem colligitur aperte ex jurìbus citatis ,maxime quoad ea bona que poft ceffionem acqui-TÏt , île quibus etiam is qui debitor est ex delicta,potejl retintre quantum necejsarium ejì, ut profuâ coníitione NON INDEcoRE vivat. Vê-tes , an leges id permutant de bonis , que t em-pote tnfiantis ceffionis habebat ? Ita videtureoiiigi ex D. L. qui bonis , Etc.
Je ne m’arrêterai pas à vous montrer, quéLessms , pour autoriser cette maxime, abusede la loi, qui n’accorde que le simple vivreaux banqueroutiers, 8c non pas dequoi subsisteravec honneur : il suffit d’avoir justifié Escobarcontre une telle accusation ; f’estplus que jene devois faire. Mais vous, mes Peres > vousne faites pas ce que vous devez : car il estquestion de répondre au passage d'Eícobar, dont