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Les Provinciales, ou, Lettres écrites par Louis de Montalte à un provincial de ses amis, et aux RR. PP. jésuites, sur la morale & la politique de ces pères : avec un discours préliminaire contenant un abrégé de la vie de M. Pascal, & l'histoire des Provinciales / [Blaise Pascal]
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798 Treizième Lettre .

Je justifierai clone clans cette Lettre la véritéde mes citations contre les faussetés que vousm’imposez. Mais parce que vous avez osé avan-cer dans vos Ecrits , que les sentiments de vosAuteurs fur le meurtre font conformes auxdécisions des Papes & des loix Eccléfafiques »vous m’obligerez à détruire dans ma Lettre sui-vante une proposition si téméraire &. si inju-rieuse à l’Èglife. 11 importe de faire voir ,qu’elle est exempte de vos corruptions , asmque les hérétiques ne puissent pas se prévaloirde vos égarements , pour en tirer des consé-quences qui la déshonorent. Et ainsi en voyantd’une part vos pernicieuses maximes, & de .l'autre les canons de l’Eglise qui les ont tou-jours condamnées, on trouvera tout ensemble& ce qu’on doit éviter, & ce qu’cn doit sui-vre.

Votre quatrième imposture est sur une maxi-me touchant le meurtre, que vous prétendez qu#j’ai faussement attribuée à Lessius, C’est celle-ci :Celui qui a reçu un soufflet peut poursuivre àVheure mime son ennemi, & même à coups d'é-pée * non pas pour fi venger, mais pour réparesson honneur. Sur quoi vous dites que cette opi-nion-là est du Casuiste Victoria : & ce n'est pasencore là le sujet de la dispute. Car il n’y apoint de répugnance à dire,qu’elle soit toutensemble de Victoria & de Lessius; puisqueLeisicts dit îui-même qu’elle est aussi de Navarre,& de votre Pore Henrìquez , qui enseignentQue celui qui a reçu un soufflet peut à Vheure mi-me poursuivre son homme > & lui donner autantde coups qu 3 il jugera ncceffaire pour réparer son.honneur . 11 est donc seulement question de sa-voir si Lessius est du sentiment de ces Auteurs,aussi-bien que son confrère. Et c’est pourquoivous ajoutez: Q_ue Lcffius ne rapporte cette opi-nion que pour la réfuter, & qu 1 ains je lui attrU