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Çuinjicme Lettre. 247
VOUS {aire croire jusqu’à ce qu’on vous ré-ponde ; mais c’est aussi le moyen de faireqn’on ne vous croie jatriais plus, après qu’onvous aura répondu. Car il est íì vrai que vousmentiez alors, que vous ne faites aujourd’hui•aucune difficulté' de reconnaître, dans vos Ré-ponses , que cette maxime est dans le P. Bauny,au lieu même qu’ori avoit cité : & ce qui estadmirable , c’est qu’au lieu qu’elle étoit détes-table , il y a douze ans , elle est maintenantsi innocente, que dans votre 9e. imposture »p. to , vous m’accufez d’ignorance & de ma-lice , de quereller le Pere Bauny sur une opi-nion qui n’eft point rejíttèe dant l’Ecolc. Qu’ilest avantageux , mes Pores, d’svoir affaire àces gens qui disent le pour & le contre ! Jerdai besoin que de vous-mêmes pour vous con-fondre. Car je n’ai à montrer que deux cho-ses : l’une , que cette maxime ne vaut rien ;l’autre , qu’elle est du Pere Bauny : & je prou-verai I’un & l’autre par votre propre confes-sion. En 1644, vous avez reconnu qu’ejla estdétestable j & en 165:6 ; vous avouez qu’elleest du P. Bauny. Cette double reconnoíffanceme justifie assez , mes Peres. Mais elle faitplus : elle découvre l’efprit de votre politique.Car , dites-moi, je vous prie : quel est le butque vous vous proposez dans vos Ecrits? Est-cede parler avec sincérité ? Non , mes Peres ,puisque vos réponses s’entredétruisent. Est-cede suivre la vérité de la foi ? aussi peu , puis-que vous autorisez une maxime qui est détesta-ble , selon vous-mêmes. Mais considérons quequand vous avez dit que cette maxime est détes-table , vous avez nié , en même temps , qu’ellefût du Pere Bauny ; & ainsi il étoit innocent :& quand vous avouez qu’elle est de lui, voussoutenez en même temps qu’elle est bonne ; &ainsi il est innocent encore. De forte que l’inne*
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