Quinzième Lettre. 249
désormais pour le truchement du pere des mert -songes. Et voici maintenant votre P. Brisacier,p. 4, pag. 2/. En effet , le P. Bauny dit ceque vous rapporte ( G’est démentir le P. Pin-tereau bien nettement. ) Mais , ajoute-t-íl,pour justifier le P. Bauny, vous qui reprenezcela , attendei , quand un pénitent fera à vospieds » que son Anse gardien hypothèque tous lesdroits qu'il a au Cid pour être fa caution. Atten -de{ que Dieu le Pere jure par son chef, queDavid a menti , quand il a dit par le S. Esprit >que tout homme est menteur, trompeur L- fragile,;& que ce pénitent ne soit plus menteur , fragile,changeant, ni pécheur comme les autres ; & vousn 7 appliquer e\ le Sang de Jesus-Chrift fur per-sonne.
Que vous semble-t-il , mes Peres , de cesexpressions extravagantes & impies, que s’ilfalloit attendre q u 7 il y eût quelque espéranced'amendemcnt dans les pécheurs pour les ab-soudre , il íaudroit attendre que Dieu le Perejurât par son chef, qu’iJs ne tomberoícnt ja-mais plus ? Quoi, mes Peres, n*y a-t-il pointde différence entre l 7 espérance & la certitude?Quelle injure est-ce faire à la grâce de Jesiis-Christ, de dire qu’il est si peu possible que lesChrétiens sortent jamais des crimes contre laloi de Dieu , de nature, & de t’Eglise, mi’onne pourroit Vespérer , sans que le Saint Espriteût menti : de sorte que , selon vous, si on nedonnoit ^absolution à ceux dont on n'espereaucun amendement, le Sang de Jésus-Christdemeureroit inutile , ôt on ne l 7 appliqueraitjamais fur personne. A quel état » mes Peres,vous réduit le désir immodéré de conserver lagloire de vos Auteurs ; puisque vous ne trou-vez que deux voies pour les justifier, Iim-posture , ou l’impiété ; & qu’ainsi la plus inno-cente maniéré de vous défendre , est de désaj*
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