Quinzième Lettre . 251
Capucin» mes Peres : vous êtes^aujourd’huimalheureux en Capucins , & je prévois cju’uneautre fois , vous le pourriez bien être en Béné-dictins. Ce Capucin s’appelle , le P. Valerien ,de la Maison des Comtes de Magnis. Vous ap-prendrez , par cette petite histoire, comment ilrépondit à vos calomnies. II avoît heureuse-ment réussi à la conversion du Landgrave deHesse [ Rheinsfeît ] : mais vos Peres, commes’ils eussent eu quelque peine de'voir convertirun Prince Souverain fans les y appeíler, firentincontinent un Livre contre lui, ( car vouspersécutez les gens de bien par-tout ) , où falsi-fiant un de ses passages, ils lui imputent unedoctrine hérétique, fis firent aussi courir unelettre contre lui , où ils lui disoient : O quenous avons de choses à découvrir , sans direquoi , dont vous sere\ bien affligé ! Car fivous n’y donnes ordre > nous ferons obligésd y en avertir le Pape 6* les Cardinaux . Celajvest pas mal-adroit ; & je ne douta point,mes Peres, que vous ne leur parliez ainsi demoi : mais prenez garde de quelle forte il yrépond , dans son livre imprimé à Prague Pan*née derniere, pag. nz & fuiv. Que ferai-je »dit-il , contre ces injures vagues & indéter-minées? Comment convaincsai-je des reprochesqu y on n*explique peint. En voici , néanmoins »Ze moyen . C y est que je déclare hautement <$»publiquement à ceux qui me menacent » que aefont des imposteurs insignes y & de tres-íuibilcs& tres-impudents menteurs , s 9 ils ne découvrentces crimes à toute la terre. Paroisse^ donc.*mes accusateurs , &■ publie[ ces choses fur lestoits i au lieu que vous les ave{ dites à l’o-reille , & que vous ave\ menti en ajsurance , enles disant à Voreille. Il y en a qui s y imaginentque ces disputes font scandaleuses . II eji vraic’est exciter un scandale horrible » que deL 6