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Les Provinciales, ou, Lettres écrites par Louis de Montalte à un provincial de ses amis, et aux RR. PP. jésuites, sur la morale & la politique de ces pères : avec un discours préliminaire contenant un abrégé de la vie de M. Pascal, & l'histoire des Provinciales / [Blaise Pascal]
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2^2 Qu'in^ìcme Lettre.

m’ïmputer un crime tel que Thérèse, & de merendre suspect de plufieurs autres. Mais je ne faisque remédier à ce scandale , en soutenant mortinnocence .

Eu vérité , mes Peres , vous voilà mal me-nés, St jamais homme n’a été mieux justifié :car il a fallu que les moindres apparences decrime vous ayent manqué contre lui, puisquevons n’avez point répondu à un tel défi. Vousavez quelquefois de fâcheuses rencontres à es-suyer ; mais cela ne vous rend pas plus sages*Car, quelque temps après, vous I’attaquatesencore de la même forte, fur un autre sujet j &rl se défendit aulïi de même , p. ip, en ces ter-mes : Ce genre d’hommes qui sc rend insupporta”hie à toute la Chrétienté , aspire> sous U prétextedes bonnes œuvres , aux grandeurs & à la domi~nation , en détournant d leurs fins > presque tou -'tes Les loix divines , humaines , positives 6»naturelles. Ils attirent 3 ou parleur doctrine, oupar crainte , ou par espérance , tous les Grandsde la terre , de C autorité dejquels ils abusentpour faire réussir leurs détestables intrigues»Mais leurs attentats , quoique fi criminels , nefont ni punis. } ni arrêtés : ils font récompensés »au contraire , & ils les commettent avec la mêmehardiejse que s f ils rendoient un service à Dieu •Tout íe monde le reconnoíttout le monde enparle avec exécration; mais il y en n peu quesoient capables de s*opposer a une fi puisantetyrannie: c’efi ce que j 9 ai fait néanmoins. J’at-errêté leur impudente , & je Varrêterai encorepar U mime moyen. Je déclare âa-c qu 9 ils ontmenti très-impudemment : mentiri impuden*TisstMÈ. Si les choses qu 9 ils m 9 ont reprochées»font véritables , qu* ils Us prouvent , on qu’ilspassent pour convaincus d’un mensonge pleind impudence : leur procédé sur cela , déçoit -f f ira qui a raison» Je prU tout 0 U monde de