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Dix-septieme Lettre. 291
thcrìennes , fabriquées & forgees à plaisir,qui ne fe trouvent ni dans Janjenius , ni dansjes défenseurs ; ce sont leurs termes. Ils soplaignent de ce qu’on les leur attribue , Scvous adressent, pour cela, ces paroles de saintProsper, le premier Disciple de saint Augustinleur Maître , à qui lesSemi-pélagiensdeFranceen imputèrent de pareilles, pour le rendreodieux. II y a t dit ce Saint, des personnesqui ont une passion fi aveugle de nous décrier ,qu'ils en ont pris un moyen qui ruine leur pro-pre réputation . Car ils ont fabriqué, à dessein »de certaines Propositions pleines d 1 impiétés &de blasphèmes f qu.’ils envoient de tous côtés y.pour faire croire que nous Us soutenons ait.même sens qu’ils ont exprimé par leur Ecrit .JUlais on verra ,par cette réponse , & notre in-nocence 9 & la malice de ceux qui nous ontimputé ces impiétés » dent ils font les uniquesinventeurs.
En vérité , mon Père, lorsque je les ouïsparler de la sorte avant la Constitution: quandje vis qu’ils la reçurent ensuite avec tout ce
Î [ui se peut de respect; qu'ils offrirent de laòuscrire ; & que M. Arnauld eut déclaré toutcela plus fortement que je ne le puis rapporter,dans toute saseconde Lettre, j’eusse cru pécherde douter de leurfoi. Et, en effet , ceux quïavoient voulu refuser l’absolution à leurs amisavant la Lettre de M. Arnauld , ont déclarédepuis, qu'après qu’iî avoit st nettement con-damné ces erreurs qu’on lui impiuoit, il n’yavoit aucune raison de le retrancher, ni lui ,jii ses amis, de l’Eglise. Mais vous n’en avezpas usé de même ; & c’est sur quoi je com-mençai à me dcsier que vous agissiez avecpassion.
„ Car , au lieu que vous les aviez menacés dsleur faire ligner cette Constitution, quand vous
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