292 Dix-septietne Lettre.
pensiez qu’ils y réfisteroient ; lorsque vouívîtes qufils s’y portoient d’eux-mêmes , vou>n'en parlâtes plus. Et quoiqu’il semblât qusvous dussiez après cela être satisfaits de leurconduite, vous ne laissâtes pas de les traiterencore d’hérctiques ; parce , dìíìez-vous, queleur cœur dementoit leur main , & qu’ils étoientcatholiques extérieurement , & hérétiques inté-rieurement , comme vous même l’avez dit dar.svotre Rép. à quelques demandes >pp, zq & 47.
Que ce procédé me parut étrange , monJPere ! Carde qui n’en peut-on pas dire autant?Ôc quel trouble istexciteroit - on point parce
Î >rétexte ? Si Von refuse > dit saint Grégoire^ape , de croire la Confession de foi de ceuxqui la donnait conforme aux sentiments àeVE-glife , Qft remet en doute la foi de toutes Uspersonnes catholiques. ( Regifi. I. 7. c )Je craignis donc , mon Pere, que votre destinne fílt de rendre ces personnes hérétiques , fansqtVUs Icfujfcntì comme parle le même Papelurime dispute pareille de son temps : parce tdit-il, queccn 9 esi pas s J opposer aux hères es ,mais c y cst faire une héréfie , que de refuser decroire ceux qui par leur confession témoignentd y ctre dans ta véritable foi ; Roc non ejl h&-rejim purgare , fedfacere, (Ep.16.) Mais jeconnus en vérité , qu’il n’y avoit point en effet<fhérétíques dans Pi^gìise , quand je vis qu’iUs’étoient fi bien justifiés de toutes ces hérésies,que vous 11e putes plus les accuser d’aucuneerrent contre la fui; & que vous fûtes réduitsâ les entreprendre seulement sur des questionsdéfait touchant Janfenins, qui ne pouvoientêtre matière* d’hérésie. Car vous les voulûtes•obliger à reconnoítre^wá cespropofitions étoicntdans Janfenius » mot à mot , toutes > & en pro-pres termes, comme vous récrivîtes encoreTpus-mçmçs ; Singularcs , individus j totidem
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