Buch 
Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
Entstehung
Seite
13
JPEG-Download
 

AI G

glons, 3 est sûr de ne point man-quer de provision de bouche ; ilí'arme !a tête d’un fer de fléché ,de peu: d'être surpris par le pereou la mcre des jeunes Aiglons»qui le déchireroient. Au momentoù ils lotit absents » il grimpe aunid, ii y trouve gibier , Canard ,Poules, Lievres, des morceauxde Brebis, de Chevres , Sec. il s’ensaisit, ne laisse aux Aiglons que leplus mauvais. Pour tirer pluslong-temps avantage de ses pour-voyeuses, il enchaîne les jeunesAiglons. A la fin le pere & lamere, las de les nourrir si long-temps, les abandonnent. On pré-tend que l’Aigle arête Manche,quoiqu’aussi sanguinaire que lesautres, fait treve d’hostilité dansle temps de la ponte aux oiseauxqui se sont établis dans son voi-sinage. II les laisse tranquilles pen-dant tout le temps qu'ils élèventleur famille. Auslì-tôt que lesjeunes oiseaux commencent à vo-ler , la treve cesse, il fond surceux qu'il peut attraper, 8c les dé-vore. L'Aigle à queue blanche,nommée Jean-le-Blanc , ou l’oi-íèau de S. Martin,, est fort com-mun à la Caroline 8c à la Virginie.Plus hardi que le Milan, il empor-te la volaille presque sous les yeuxdu Paysan. Son vol n'est pas élevé.Soir 8c matin il rode autour desfeasscs-cours, côtoie les bois Sciesforêts, fait main-basse fur la vo-laille 8c le gibier.

Aigle de Pondichery. Cet oiseauest adoré des Malabares.

Aigle , poisson. On donne aussice nom à une espece de Raie ouPastenague , appellée Glorieuse enLanguedoc. On la pêche dans lamer Méditerranée. Sa chair est demauvais goût comme la Pastenargue. L’Aigle porte à la queue unaiguillon venimeux, dont il pique{e s poissons qui Rapprochent.

AIGREMQINE. Cette plante

AIG iz

est un spécifique dans les pisse -ments de sang 8c l'incontinenced’urine ; sa décoction avec un peud’aunée est excellente contre lesengelures ulcérées.

AIGRETTE. Les plumes quipendent derrière la tête de cesoiseaux , servent d’ornement cheales Nations qui portent des tur-bans.

AIGUE-MARINE, ou Bré-sil. Ces pierres précieuses font co-lorées par le cuivre. Les orientalesse trouvent sur le bord de l'Eu-phratc au pied du montTaurusjelles font plus dures , plus belles»susceptibles d'un poli plus fin. Lesoccidentales se trouvent en Bo-hême, en Allemagne. Avec le cui-vre calciné 8c le safre, on coloredu crystal en fusion,. 8c on faitde fausses Aiguës-marines très-bclles..

AIGUILLAT. Voyez Onitt

DE MEB..

AIL. Cette plante potagèreabonde en parties subtiles très-vi-ves. Elle est antipeslilentielle, ver-mifuge, propre à ranimer i’appé-tit des animaux dégoûtés. Cestun mêts piquant pour un palaisgrossier. Cet aliment communiqueune très-mauvaise odeur à l’ha-leine 8c à la matière de la trans-piration. Les luiss en font un si.grand usage, que leurs habits,leurs meubles, leurs maisons emfont infectés. On a long-temps at-tribué cet effet a la mal-propreté j8c par la crainte de la peste , on.les a relégués à Metz dans desquartiers isolés. Cette plante légu-mineuíea été une des divinités desEgyptiens. Les Grecs l’avoient enhorreur, Sc ceux qui en man-geoient, éroient regardés commedes profanes. Chez les Romainselle étoit une des nourritures desmoissonneurs & des soldats. Oncroyoit qu’elle excitoit le couragedes guerriers.