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là qu'elle se creuse, à l’aidedesespinces, un terrier d’un pied & plusde profondeur. Elle le tapisse inté-rieurement. Les fils empêchent laterre de s’ébouler, lui donnent lafacilité de grimper aisément, &Invertissent des petits mouvementsqui se font à l’entree de son ter-rier. L’ouverture est fermée avecune petite porte de terre liée avecdes fils , exactement ronde, bat-tant sur la rainure de feutrée duterrier. Des fils forts placés au lieule plus élevé , font l’effet d’unepentute qui soutient la porte ;elle retombe par son propre poidsd’autant mieux , que l’insecteconstruit toujours son terrier dansun lieu en pente. M. l’Abbé desSauvages, qui a fait cette décou-verte , souleva la porte avec uneépingle; il apperçut l’Araignéequi, cramponnée avec ses pattesde derrière le long des fils de sonterrier, tenoit fortement sa porteavec celles de devant. Les effortsque chacun faisoir de son côté ,donnoient lieu à la porte de.«/ou-vrir & de se refermer alternative-ment. L’Araignée vaincue se sauvaau fond de sa retraite. Cet insectest actif pour défendre son domi-cile , aullì-tôt qu’il est dehors , estlanguissant, ne marche qu’à paschancelant. Peut-ètre est-ce un in-fecte nocturne que blesse l’éclatde la lumière. On ne fait rien en-core de fa maniéré de vivre 6c de senourrir. On a remarqué qu’en ver-sant de l’eau chaude sur sa maison,c’est le moyen de la faire déloger.
Araignée de mer. On donne cenom au Cancre , à la Vive; voyezces mots. Le coquillage qui portece nom est de la famille des Mu-rex. II fait í’ornement des Cabi-nets, sur-tout lorsqu’il est parve-nu à son dernier accroissement;car l’on remarque que dans ses pre-miers âges ion aile est dépourvuede pattes.
ARB
Araignée vagabonde. Elle n’at*tend point la proie comme lesautres. C’est un chasseur vif, aler-te , infatigable ; fa tête est garnie >fur fa surface d’yeux immobiles, jSans faire de mouvement de têteelle apperçoit toutes les Mouchesqui volent autour d’elle , ne leseffraie point, allonge fur elles sesbras garnis de pljrnes ; ce font desfilets où s’embarr.issent leurs ailes.Elle les saint éntre ses pinces c/ucl-les, & les suce.
ARBENNE. Cette espece dcGélinote ou Perdrix blanche sctrouve sur les Alpes^ en Savoie& en Laponie. Elle ne descendjamais dans les vallons, quelquefroid qu’il fasse. La blancheuréblouislante de son plumage enhiver, se ternit un peu au fort del’été. Le goût de sa chair est très-délicat. C’étoit un mets délicieuxdes Romains.
ARBOUSIER, ou Fraisier enarbre. C’est un arbre du Langue-doc , de la Provence , de l’Espagne& de l’Italie. Les Chevreaux sontfriands de ses feuilles, les Abeil-les de les fleurs, les enfants, lesGrives & les Merles de son fruit,semblable à une grosse fraise. L’onfait quelques ouvrages, & sur-tout de bon charbon, avec sonbois blanc.
ARBRE de cire , ou Pimentroyal. Cet arbrisseau croît à laLouysiane , à la Caroline. On re-tire des petites baies de cet arbre,en les faisant bouillir dans de l’eau,une espece de cire dont on faitdes bougies vertes très-bonnes ;une livre de ces graines peut don-ner deux onces de cire. En la mê-lant avec la cire des Abeilles, 6cl’exposant sur le pré à la rosée ,elle prend plus de corps & un peude blancheur. On prétend quel’eau dans laquelle on a fait fondrecette cire , a la propriété de don-ner au suif fondu une consistanceapprochante