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on apperçoit sous le ventre decelle-ci une petite poche quis’en-fle. Ausepticme jour on en voirsortir des petits tout vivans , quise mettent à nager. Leur nourri-ture est l’excrément qui fort deleurs anus. Le temps des amoursest fini ; le mile reste cependanttoujours attaché fur fa femelle. Ilpest occupé alors à lui rendre unbon office. 11 emploie toutes sesforces pour l’aider à quitter fa dé-pouille. 1! y réunit. On volt uneouverture fe faire au-dessus de latête ; la femelle en fort touteblanche. La dépouille flotte furseau; on la prendroit pour uninsecte mort. Le mâle la quittealors i aster fort par lui-mème , ilparvient tout seul à changer depeau.
ASILE. Cet infecte, qui neparoi t différer du Taon que parcequ’il n'a pas de mâchoires ou dentscomme celui-ci, est fort commundans les bas prés & lieux humi-des , où il incommode beaucouples troupeaux par fa trompe sim-ple > aiguë St piquante , qui creu-sée en tuyaux , lui sert à pomper& sucer le sang des animaux.Les variétés de cette efpece fontnombreuses j il faut les prendreavec précaution. II y en a ce-pendant qui pe piaucnt pas.
ASMODÉE, ou Roi des Ser-pents. On le nomme ainfi à causede fa beauté. On le trouve au Ja-pon. II n’est point dangereux.
ASPALAT. Voyez Bois-de-Rose.
ASPERGE. Cette plante dontles jeunes pousses font très-agréa-bles à manger, a l’inconvénientde communiquer à surine une<?deur ii fétide, qu’etle troublequelquefois le sommeil. Cet effetest produit par un principe vola-til qui sc développe dans la diges-tion de cet aliment. Pour fixer cemême principe qui s'évapore de
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l’urine, on peut avoir recourt 1un petit procédé chymique. II faut jmettre au fond du vaisseau dont >on se sert, de Peau chargée d’a-cide marin au point de Pacidité du ,plus fort vinaigre. Cet acide se tcombine avec le principe volatil,le fixe 5c détruit absolument lamauvaise odeur. Les eaux de sen-teur ne peuvent la déguiser qu'enpartie.
ASPHALTE , ou Baume deJudée. Cette substance se trouveflottante sut le lac Asphaltide.Elle est d’aboid molle, visqueuse& acquiert ensuite la dureté de lapoix seche. Ce sont des sucs con-crets originaires des végétaux quicoulent dans les mets. Cette substançe est inflammable, se liquéfieau feu. On la connoít aulfi fous lenom de Gomme de funèraille ou demomie , patee que les gens du peu-ple en Egypte l’emploient pourembaumer les corps de leurs pa-rents. On a découvert à Neufchâ-tel en Suisse & en basse Alsace ,dans le sein de la terre, des minesd’Afphalte. L'une coule entre despierres à chaux , Patine entre deuxlits de glaise. Le terrein supérieurde terre noire annonce des débrisde végétaux. Une fontaine d'eauclaire limpide, mais semant unpeu le gaudron , a fait découvrirla mine d’Asphalteen Alsace. Lesbains de cette fontaine sont très-falutaires pour les maladies de lapeau. Les veines d’Asphalte sontde cinq ou fix pieds d’épaifleur :les unes à trente , les autres à soi-xante pieds de profondeur, s’é-tendent à cinq ou fix lieues à laronde. On y rencontre déja quel-ques indices de charbon de terre& des pyrites semblables à cellesde Sainte-Marie-aux-raines, quifont espérer une mine de cuivre &d’argent fort riche. L’Asphaltepréparé est le Pìjsaphalte que l'ona employé pour gaudtonncr les