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des bandes considérables donttous font l'office de mâle Le defemelle avec deux de leurs voi-sins, tandis que les deux qui fontaux extrémités de ce chapelet,moins fortunés que les autres,réagissent que comme mâle oucomme femelle feulement.
BUCCINA. Ces instrumentsmilitaires fcrvoient à avertir lessoldats , lorfqu’il falloir descen-dre ou monter la garde. Ils étoientou de cornes de Bœuf, ou deConques, ou de Buccins.
BUCCINITES. Buccins fos-siles.
BUCKBÉAN. Espece de Trè-fle des marais. Les feuilles de cetteplante Angloife bien féchées onttoutes les qualités du Houblon.Elles feroient propres à faire dela bierre facile à conserver parson amertume, qui n’est désa-gréable, ni à l’odeur, ni au goût.Cette plante croît facilement dansles terres humides sujettes à êtresubmergées. Un morceau de ra-cine long de z pouces, garnid une bonne tête, suffit pour mul-tiplier la plante; à cet esset onleve une touffe de gazon, l'onplace cette racine à un pouce deterre, & on la recouvre, si l’onveut, avec le même gazon. Pourse procurer plus de feuilles , ilfaut avoir foin de couper toutesles tiges qui donnent des fleurs ;& lorsque les feuilles font biendéveloppées, il faut les faucher,fans attendre plus tard, & lesfaire sécher comme le foin dansun lieu sec. II n’en faut, dans labierre , que la 8e partie du Hou-blon.
BUFFLE. Cet animal est com-mun aux Indes, en Afrique, Scdepuis z siécles en Italie. L’hom-me, par droit de conquête, asoumis encore à ion empire cetteespece d’une grosseur énorme Scd’un caractère naturellement dut,
BUF
brut, grossier, farouche Sc fan-tasque. Deux Buffles rendent auxItaliens, pour le labour des ter-res, le service de 4 Bœufs. Onles conduit à l’aide d'un croissantde fer dont les z pointes entrentdans le naseau de ranimai. Uneficelle attachée au croissant, tientlieu de bride ; assez communé-ment on les ramené dans leursétables, mais dans certaines Pro-vinces de l’Italie , fur les confinsde la Toscane, les Buffles font,pour ainsi dire, moitié sauvages&c moitié domestiques. Un fer-mier qui veut labourer, fait signeà un de ses Chiens. Ce Limier sedétache, va dans les bois, saisitun Buffle â l’oreille, l'amene,sans lâcher prise, à son maître.Celui-ci l’attache sous le joug, &pendant ce temps-là le Chien vaen chercher un autre pour mettreâ côté du premier. Le travailfait, on les ôte de la charrue. Ilsretournent dans les bois jusqu’aulendemain, que le Chien recom-mence la même cérémonie. On ainutilement tenté d’accoupler lcBuffle Sc la Vache. On a remar-qué de l’antipathie entre ces deuxelpeces. La Vache refuse son laitau Buffle, le Buffle femelle enuse de même à l’égard du Veau.Celle-ci donne abondamment dulait, dont on fait de très-bonsfromages. Le Buffle sauvage del'Afrique & des Indes a peur dufeu , la couleur rouge le met enfureur. Dans son état naturel ilest assez paisible ; si on l’attaque,il revient sur l’aggresseur, le ter-rasse Sc le foule aux pieds. LesIndiens & les Negres grimpent furles arbres, le tuent à coups defléchés, mangent fa chair dure& fétide. Ils tirent profit de sescornes & de fa peau ; cette peaufait un objet considérable de com-merce en France. On la passe àl’Jmik comme celle du Chamois ,