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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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Y r. CAN

que celui d’Amérique. Le sucre,sous la forme de fa crystallifarionnaturelle, est le Sucre candi. Onle prépare. On en modifie le goûtde mille maniérés diverses. Souusage modéré est très-saïutaire.Un morceau de sucre à la find’un repas, facilite la digestion.Fondu dans l’eau-de-vie , c’est unexcellent vulnéraire. On retire duBambou , de l'Erable du Canada,un sel essentiel analogue à celuidu sucre. M. Matgraff a même faitdes essais pour en retirer de plu-fieurs de nos plantes potagères,telles que Carottes, Panais, Bet-teraves , Poirées blanche Sc rouge.

Canne bamboche. Voyez Boisdc Bambou.

Canne , ou Jonc à écrire. Onfait au Levant, avec cette especede roseau, des stilets propres àécrire fur le papier ou fur le par-chemin.

Canne d'Inde. Voy. Bat.isier..

C^iNOPVS , Caitope. Ce Dieudes Egyptiens, représenté sous laforme d’ttne bouteille , fur la-quelle est une tête d'homme , defemme ou de quelque animal ,fut, par l’adresse de son Ministre,déclare le plus puissant des Dieuxvoisins, ses confrères. II s’élevaune contestation entre les Egyp-tiens, les Chaldéens & les peuplesvoisins, fur la primauté de leursDieux. II fut décidé' qu'on lesopposerait les uns aux autres, levainqueur auroit la primauté. LeDieu des Chaldéens étoit le feu;il ent bientôt dévoré ou fondutous les autres Dieux de bois, d’or,d’argent ou de tout autre métal ;le tour du Dieu Canope arriva,un Ministre adroit perça le vasequi représentoit ce Dieu d’unemultitude de petits trous imper-ceptibles, & les boucha avec dela cite. On le place au milieu desstaminés, la cire se fond, seaudont il avoir rempli le vase coule

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de tous côtés, éteint le feu. Ca-nope est déclaré vainqueur detous ces Dieux.

CANOT des Sauvages, ou Pi-rogue. Les Sauvages ont leur in-dustrie de néceslit é, ainsi que leshommes policés. De simples écor-ces d'arbres forment leprs Canots jcomme ils ne font point lestés,ils font sujets à culbuter ; le Sau-vage ne s’en effraie point, se jettfcà Ta nage, releve fa barque, lavuide & la remet à Ilots. Quel-ques-uns courbent les écorces avecart, les assujettissent & leur don-nent une forme de gondole. Cespirogues n’ont que deux ou troispieds de largeur > & douze ou qua-torze de longueur; elles font lé-gères. Lorfqu’en voguant les Sau-vages rencontrent des chutesd’eau, des cataractes, ils viennentà bord, portent la barque • furleurs épaules & la remettent àflot, au-delà de la cataracte. LesNegres de Guinée creusent destroncs d'arbres ; il y lient dansces pirogues huit ou dix hommesà la file l’un de l'autre, tous pour-vus de rames ; ils la font volerfur la surface des eaux avec tantde rapidité, qu’une chaloupe nepeut les suivre ; un bâton dressédans le milieu , sert de mât; desnattes de jonc font les voiles. LesSauvages du détroit de Davis enconstruisent qui flottent fur leseaux avec légèreté, & ne peuventjamais être submergés. Ces Ca-nots font formés de petites ba-guettes de bois recouverts de peaudc Chien de met; ce font descoffres longs , pointus ; le Sau-vage ménage un trou dans le mi-lieu , s’y place , en fe serrant lecorps avec la peau même qui for-me le Canot, il surnage sur l’caucomme un ballon , deux rames luifervent à se conduire où il veut.On le voir attaquer hardiment lesBaleine* à coups de harpons, d’u-n