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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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DES

leur un peu forte qui tes oblige dereprendre leur mouvement pours’enfuir. Le Dermeste à points deHongrie , qui e£t' un , des plusgrands, de de gente, pue horri-blement , rend une liqueur féti-de , sc jette avec voracité fur les.Linjaçons & autres insectes qu’ilpeut attraper, fait entendre uncri plaintif qui imite le bruit d’unfer chaud trempé dans l'eau 6cretiré fur le champ. Ses pincesfont redoutables. On le trouvedans les bois.

DESMAN. Rat musqué de laMoscovie Sc de la Laponie.

DÉS fossiles. On les trouvoitautrefois très-communémenr enSuisse. On présume que c’est unproduit.de ['art enseveli dans lesein de la terre, S: qu’ils n’étoientdevenus si communs que par réta-blissement des fabriques ou lc sé-jour des armées. Aujourd’hui ilsfont très-rares. On en vend quel-quefois de factices, qui ressem-blent à ceux qu’on tire de la terre.

DIABLE. Ce nom donné àl’ètre mal-faifant, a été appliqué,par le préjugé populaire, à tousles êtres dont la forme hideuseinspiroit de la terreur. Les habi-tants des isles Antilles connoissentfous ce nom un oiseau de nuit,dont le regard est effrayant 6: lecri lugubre. II descend la nuit desplus hautes montagnes , où il faitfa résidence. II creuse la terrecomme les Lapins pour y faireson nid. Sa chair est comestible ;c’est aullî le nom que les habitantsde Java Sc de Tayven ont donnéà un Lézard écailleux ; voyez cemot.

Diable de mer, V. Macreuse.

Diable de mer. C’est un nomcommun à plusieurs efpeces depoissons. On en voir quelquefoisdans les Cabinets des Naturalistesqui font armés de dents jusquesdans la fossette du col. On remar-

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que deux cornes fur fa tête re-courbées vers le dos. Sa chair esttrès-venimeufe. Si, après lui avoirôté les entrailles, on fait passerdans son corps une bougie allu-mée , c’est un monstre des pluseffrayants. Les autres poissons dece nom font des efpeces de Raies.On en distingue une efpcce quis'enfle quand elle veut & devientcomme une boule. Sa chair n’estpas si venimeuse. C’est une petiteefpece. Le Diable de mer qu’onpêche en Afrique est très-grand.Sa queue longue & pointue 6c sescôtés saillants , font des armes re-doutables dont il a été armé pourfa défense. On dit qu’il a quatreyeux. Ses cornes fout flexibles &peu dangereuses; fa peau dure 8tlèche; la chair coriace & son foietrès-huileux. Sur les bords de lamer Méditerranée , on donne lenom de Diable de mer à la Gre-nouille de mer; voyez ce mot.

Diable des Palétuviers. Cor-beau aquatique de l’ifle Cayenne.

DIABLOTINS. Ces oiseauxparoissent à la Guadeloupe, àS. Domingue en Septembre, Oc-tobre & Novembre. Le jour ilsse retirent vers les montagnes, scnichent dans des trous comme lesLapins, y pondent, couvent &élèvent leurs petits. La nuit ilsviennent pécher dans les étangs8c les rivières. La lumière lesaveugle au point que lorfqu’ilsfont surpris par le jour, ils scheurtent contre ce qu’ils rencon-trent & tombent à terre. Leurchair noirâtre est huileuse 8c nour-rissante. Ils difparoissent vers laffn de Mai pour revenir au moisde Septembre.

DIAMANT. La plus dure , laplus transparente 6c la plus pré-cieuse de toutes les pierres , c’estaussi la plus belle des productionsde la nature dans le régné miné-ral, 6c la matière la plus chere)