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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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DRY

la matière métallique. Ils font,pour eux, de mauvais augure,8c annoncent l’e'puisement pro-chain de la mine.

DRYIN. Serpent de Constan-tinople Sc de r Amérique. II seretire dans le creux Sc entre lesracines d u Chêne, il vit aussidans les prés humides de Saute-relles 8c de petites Grenouilles.Son regard est affreux. II attaqueles hommes au pied ou au talon,communique , par fa morsure,une puanteur extrême, suivied’une mortelle pourriture qui dé-figure les traits du visage & faitpérir le malade en langueur.: f ti-rage de l’alkali volatil est un re-mede puissant. La liqueur fétideque le Dryin jette lorsqu’on letouche, a l'odeur de la tannerie.II est moins dangereux après cetteévacuation.

DUB. Lézard d’Afrique 8c dela Lydie. II n’est point venimeux.L’eau le fait périr. La proportiondes parties de son corps est telle,qu’il joint la force àl’agilité: lesefforts d’un homme ne suffisentpas pour le retirer d’un trou oùil est entré jusqu’à la moitié ducorps j les chasseurs font forcésd’aggrandir le trou. Ses œufs fontsemblables a ceux du Crapaud.Les Arabes mangent fa chair rô-tie ; elle a le goût de la Gre-nouille. La chaleur du feu donneaux parties du corps de ce Lézard,tué trois jours auparavant, unmouvement 8c une palpitation,comme s’íl expiroit.

DUC. Oiseau de proie qui nevole que la nuit. On en distinguetrois especes, le grand Duc, lemoyen Duc 8c le petit Duc. Lepremier, appelle aussi Chat-huantà cause de son cri plaintif, çstl’ennemi des Corneilles ; il leurfait la chaste la nuit adroitement& fans bruit, ainsi qu’aux petitsquadrupèdes 8c aux oiseaux. Les

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rochers, les sombres cavernes desmontagnes, les édifices ruinés,les toits des greniers , le creux desarbres forment fa résidence ordi-naire : il y pond 8c couve ses œufs,il y éleve ses petits. Le moyen Duc,ou Chat-huant cornu , ou Hiboucornu , ainsi nommé à cause deses oreilles, est aussi un grandchasseur. Le petit Duc ne différédu grand que par la petitesse. Dureste, mêmes habitudes, mêmesinclinations. En Italie, l’on s’ensert pour attirer les oiseaux qui serendent en foule sur un arbrevoisin , & lui font la guerre ;ce qui procure la faculté de lestirer ou de les prendre, soit aufilet, soit à la glu.

DURE-MERE & Pie-mere. Cesont deux membranes qui enve-loppent le cerveau , le cervelet Sc lamoelle allongée. La Dure-mere- estassez épaisse, d’un tissu ferré, elletapisse la surface interne du crâ-ne , s’y attache très-exactement :elle est composée de deux lamesdont les fibres se croisent obli-quement, on y observe ses pro-longements , ses replis, ses vais-seaux, ses sinus. Son usage est deservir de périoste au crâne, dedéfendre le cerveau, d’empêcherpar ses allongements que le cer-veau 8c le cervelet ne soient com-primés , 8c de donner de la cha-leur au cerveau par le moyen dessinus. La Pie-mere est une mem-brane très-fioe 8c très-déliée ; ellerevêt immédiatement le cerveau ,le cervelet 8c la moelle allongée ;elle fournit une gaine particulièreà tous les filets qui composentchaque nerf , 8c est étroitementunie au cerveau par une multi-tude de vaisseaux sanguins. Sonusage est d’envelopper le cerveau ,de soutenir ses vaisseaux, afinqu’ils se distribuent avec plus desûreté par les plis 8c les diversesanfractuoíìtés de leurs marches,