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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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tance de deux pierres qui se trou-vent dans l’estomac des Ecrevis-ses , & nommées improprementyeux d’ÊcreviJsts. La pêche de cecrustacé est trè.s-facile. Oh peutles prehdre à la main dans lestrous où elles se retirent ; maispour ne pas en être pincé, il estplus sûr de recourir à d’autresexpédiénts. Avec un petit filet,une claie ou même un fagot d’é-pines chargé de viandes, charo-gne , Grenouilles ou substancessalines, on en prend une très-grapde quantité.

Ecrevisses de la Cóted'or. Ellesse creusent des terriers comme lesTaupes. Leur chair est très-déli-cate, ainsi que celle des Ecrevijsesde Tabago.

Écrevisses des Moluques. Elles«'habitent point les eaux, maislur terre au milieu des herbes.Leur chair venimeuse occasionnela mort en peu d'heures.

ÉCUME printanïere, VoyezCigale.

ÉCUREUIL. Ce petit animalvif, léger , propre, industrieux ,prévoyant, a les moeurs douces,innocentes, se nourrit de graines,de fruits, boit la rosée , fréquenteles arbres, faute de branches enbranches , ne descend à terre quelorsque les tempêtes agitent lacime Sc les branches, redoute far-dent du soleil, s'aslìed fur le der-rière , porte à fa bouche fa nour-riture avec ses pieds de devant,s’en sert comme de mains. Saqueue large & touffue, étendueau-deffus de fa tête, lui sert deparasol. Est-il obligé de traverserles eaux , on prétend qu'il montesur une écorce, c’est son vaisseau.Sa queue dressée lui sert de voile& de gouvernail. Sa voix est ai-guë. L’expreísion de sa colere estun petit grognement. Les bellesnuits d'été lotit les moments deleurs plaisirs. Ils voltigent debran-

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ches en branches, jettent de pe-tits cris, jouent, mangent, sc di-vertissent Sc sc font l’amour. Enles examinant, on voir qu’ils fontbien pourvus de la faculté géné-ralise. Quel art dans la construc-tion de leur nid ! De petites bu-chettes entre-mélées de moussesplacées fur l'enfourchure d’unebranche, font la base de ces pe-tits logements. On presse, onfoule la mousse, on lui donnela forme, la grandeur nécessaire,on ne ménage par le haut qu'uneouverture étroite. Point de troupar où le vent puisse pénétrer.Au-dessus de cette ouverture , unpetit dôme en cône forme untoit qui abrite le petit domicilechaud, propre & impénétrable àla pluie. La femelle met bas aumois de Mai ; ou 4 petits , leséleve avec tout le foin poflible.L’Ecureuil ne reste point engour-di pendant l’hiver comme le Loir.Toujours alerte, on le voir sor-tir de sa loge au moindre bruitqu’on fait contre un arbre. II pré-voir la rigueur de l’hiver, choisitun trou d’arbre ; c’est le grenierqu’il remplit de fruits Sc grainespour la provision de la petite fa-mille , pendant la morte saison.La peau des Écureuils fournit uneexcellente fourrure. On fait aveeles poils de la queue de bonspinceaux. Leur chair est assez dé-licate.

, Écureuil Barbarestjue. VoyezÉcureuil Palmiste.

Écureuil de Canada. VoyezPetit-£«í.

Écureuil ipileptique. On letrouve en Prusse. 11 dort pres-que continuellement. On dit quelorsqu’on le réveille, il tombe enépilepsie.

Écureuil Palmiste , Rat Pal-miste , commun en Asie, en Afri-que & en Amérique. 11 a, ainsique V Ecureuil B arbarefquc, le ca-

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