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tenir sur le poing, à partir quandon le lance ôc à revenir quand onl’appelle , le Fauconnier lui pré-sente un morceau de bois habilléde plumes ou de poil, suivantl’espece d'oiseau, ou de quadru-pède à la chasse duquel il le dres-se, en observant de cacher, sousles plumes ou fous le poil, du su-cre ou de la chair de Poulet, oude la Cannelle, pour affrianderl’oiseau dans les commencementsde l’exercice. Le Faucon est tenupar une ficelle qui a plusieurs toi-iiu.de longueur : lorsqu’on ressaieen pleine campagne , le Faucon-nier déchaperonne l’oiseau, c’est-à-dire , lui ôte le cuir dont sa têteétoit couverte ôc le jette en Pair.Les grelots qu’on a eu foin d’at-tacher à ses pieds, avertissent deses mouvements. Le gésier & lesentrailles du gibier qu’il apporte,font la récompense excitative desa docilité 8c de sa fidélité. L’édu-cation une fois faite , ces précau-tions deviennent inutiles; le Fau-con , docile à la voix feule du Fau-connier , part comme un traitlorsqu’on le jette en l’air , plane,monte par degrés, s’éleve à pertede vue , parcourt de ses yeux per-çants toute la plaine, fond tout-a-coup fur fa proie & la rapporteau Fauconnier qui le rappelle :le Faucon dressé au poil, c’est-à-dire , à la chasse du Sanglier, duLoup, du Chevreuil ou du Liè-vre, se cramponne sur la tête deces animaux pour leur béqueter& leur crever les yeux ; les foinsque ces quadrupèdes prennent àle défendre , retarde leur course.Le chasseur arrive, & tue sansrisque & sans fatigue le gibier,qui ne peut lui échapper. La crac& la craie font des maladies com-munes aux oiseaux de proie ; lacause en est moins connue que leremede : dans la premiere, onpurge l’estomaç dçs Faucons par
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de petits pelotons de filasse qu’onleur fait avaler : dans l’intervalle,on leur fait prendre des viandesmacérées dans l’eau de Rhubarbe8c Thuile d’amandes douces , enobservant d'étuver avec d u vinchaud les parties extérieures ma-lades ; la pâture battue dans unblanc d’oeuf mêlé de miel ou desucre candi, sert de remede à lacraie. Les Faucons font auffi at-taqués d’une espece de vers qu’onnomme Filandres ; voyez ce mot.L’intrépidité des Faucons e(J quel-quefois nuisible à leur pennage.Quelques-unes de leurs plumesfont quelquefois faussées ou bri-sées par la violence du vent, oudans la chaleur du combat : lesplumes faussées reviennent à leurétat naturel par la pression ôc làchaleur, après les avoir mouilléesavec de l’eau chaude ; les plumesbrisées peuvent être suppléées pard’autres, ou raccommodées lors-qu’elles ne font brisées qu’enpartie.
FAUPERDRIEU. Cet oiseaude rapine est le fléau des garennes.Son vol n’est pas élevé. Les Per-drix ,' les Cailles ôc quelquefois leLapin font là nourriture. 11 courtfur le Duc. La vue du Faucon lefait fuir.
FAUSTINA , Faujline. C’étoitla femme de l’Empereur Marc-Aurele-Antonin , surnommé lePhilosophe , si connue dansl’His.toire par ses débauches ôc son im-pudicité. L’Empereur, soit parignorance, soit par complaisance,supporta tous ses déréglements.On observa même que les favorisde fa femme parvenoient aux gran-des dignités. On ne peut voir fansindignation que cette femme pros-tituée ait cté mise au rang desDivinités, servie dans un Tem-ple particulier, ou elle avoir sesPrêtres, où on lui dressoir desAutels, où on célébroit en son