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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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LIV

Italiens est un mets ttès-délicat ;elle se- prend comme les Grives.On nourrit la Litorne en cage.Elle chante deux mois de l’annee,en Juillet & Août. Elle ne vitejue de graines.

LIVRÉE d'cncre. Ce Scarabése trouve communément fur lesfleurs. Le compartiment des ban-des noires fur lc fond jaune de sesétuis lc rendent assez curieux. Onen voit dont le fond est rouge.

LOCHE. Cp petit poisson estun mets assez commun dans lespays étrangers. On distingue laLoche franche Sc la Loche à piquants.L’une Lc f autre efpece multiplientbien dans les rivières à eaux vivesqui fournissent des Truites. LaLoche d’étang n’est pas auífi sai-ne , ni auffi délicate. La Lochede mer est plus connue fous lenom d’^/phis , ou Nonnata. Sur lacôte de Gènes on les volt fe ras-sembler en grande quantité dansl’écume de la mer , 6c s’entrelaccrfortement des unes aux autres.

LODDER. Efpece de Harengde la Noxvege. Les Groenlandoisle pèchent en grande quantité enMai Lc Juin , Lc le font sécher surles rochers pour l’hiver.

LOIR. Ce petit quadrupède,fort semblable à l’Ecureuil, n’estgnere connu que dans les climatstempérés Lc les pays couverts debois. II habite les forêts , grimpefur les arbres, faute de brancheen branche, vit de Noisettes, defruits sauvages Sc quelquefois depetits oiseaux qu’il déniche, boitpeu, choisit toujours les lieux lesplus secs, fait son lit de moussedans le creux d’un arbre, descendrarement à terre, se défend cou-rageusement avec ses dents lon-gues Lc aiguës, ne craint, ni laBelette, ni les petits oiseaux deproie , échappe facilement auRenard qui ne peut grimper, maissouvent est la proie des Chats

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sauvages Sc des Martes, ses plusgrands ennemis. Inexpérience duthermomètre a démontré que lachaleur de ces animaux naturel-lement froids, égale la tempéra-ture de l’air, qu’ils n’ont d’acti-vité que lorsque le thermomètreest à ro ou r r dégrés au-dessusde la congellation. Au-dessous,ils demeurent engourdis Lc fansmouvement. La circulation ne sefait que dans les plus gros vais-seaux. Aussi l’hiver les trouve-t-ondans les trous de muraille & dansles arbres creux ramassés en boulefur des feuilles & de la mousse.C’est moins un sommeil qu’unetorpeur occasionnée par le refroi-dissement du sang. Dans cet état,point de transpiration, point desécrétion. L’action du cœur 8cdes poumons est lente Lc foible.Ils sentent cependant la douleurd une blessure ou d’une brûlure.Un cri sourd Lc répété, un mou-vement de contraction annoncentqu’ils n’ont pas perdu la sensibi-lité intérieure. La durée du froidest celle de l’engourdissement,enserre que si pendant quelquesjours d’hiver le thermomètre mon-te à ro ou i r dégrés, les Loirsreprennent leur activité naturelle.On leur rend même cette activité ,en leur communiquant par dégrésune chaleur modérée. L’approchctrop subit du feu les feroit périr.La saison du printemps déploietoute leur vigueur Lc leur agilité.C’est alors qu’ils s’accouplent. Lafemelle met bas en été quarte oucinq petits. Les Loirs ne viventguere que six ans. On dit que lesjeunes nourrissent leurs pere 8cmere qui, par vieillesse, ne peu-vent sortit de leurs trous. Ils fontl’été provision pour l’hiver. Lemoyen de les prendre facilementest de faire, dans les bois, destrous assez profonds en Heu secLc à l’expolition du Midi, de les