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jieat, elle n’offrc, après avoir pasesé au feu, que du soufre 8c unpeu de vitriol. Taillée en facettespour lui donner un peu plus d’é-clat, on en fait des bagues 8c au-tres ornements.
MARECHAL, ou rejson. Voy.Taueih.
MARGUERITE. Les fleursde cette plante font propres à fairedans les jardins des bordures agréa-bles. La culture en a obtenu debelles variétés qui font force-ment des parterres. Elles se mul-tiplient aisément de graines & deplantes enracinées. On emploiecette plante à résoudre le sangcoagulé.
MARIBOUSE. Espece de Guê-pes de Surinam ; elles ont, à cequ’ilparoît, le talent des Guê-pes cartonieres. Voyez Guêpier.de Cayenne. ■
MÁRINGOUJNS. Ces espe-ces de Cousins qui se trouventen Asie, en Afrique, en Amé-rique , en Laponie, sont des pluscruels. Leur piquure met le corpsen feu. Leur aiguillon pénétréles étoffes les plus serrées. Pours’en garantir, les habitants de cer-tains pays se renferment dans destentes faites de lin, d’écorce d’ar-bres. Les Lapons vivent au mi-lieu d’un athmosphere de fumée.Ces insectes, avant le lever Lele coucher du soleil, volent parlégions, obscurcissent l’air Se fontun bourdonnement des plus im-portuns.
MARIPA. Cette espece de Dat-tier croît à Surinam , en Guiane.Ses feuilles fervent de tuiles. Cetarbre, d’un beau port, est pro-pre à faite de belles avenues.
MARMOSE , ou Rat manicou.Ce joli petit animal d’Amériquea les mœurs, la maniéré de vi-vre Sc d’élever ses petits du Di-delphe : il n’en différé que par lapetitesse. Voyez Dibeiphe.
M A R ;i ;
MARMOTTE. Cet animal ha-bite les Alpes, les Pyrénées. Lelieu de fa retraite est de préfé-rence l’exposition du levant Ledu midi. 11 sc nourrit d’insectes,de fruits, de légumes, n’a pointd'appétit véhément, vit en petitesociété , sommeille presque tou-jours. Son domicile est construitavec un art singulier fur le pen-chant d’une colline. II creuse untrou en forme d’Y. Une des bran-ches plus élevée sert d’entrée'. Lefond en cul-de-sac est sa retraite.L’aurre branche , disposée en pen-te , plus basse que la première, lcrrà faire écouler dehors les excré-ments Sc les urines. Mollesse,propreté règnent dans son habita-tion. II repose sur des couchettesd’herbes fines Sc de moufles. Plu-sieurs se réunissent ensemble pourconstruire le domicile. L’un creu-se , d’autres vont chercher lamousse. On a prétendu que cha-cun d’eux servoit de voiture à sontour. II se met, dit-on , sur le dos;on le charge de moufle , de foin ,ses jambes servent de ridelle. Ontraîne ainsi la provision. C’est,dit-on, la raison pour laquelleleur dos est toujours pelé. Commeces animaux habitent continuelle-ment fous terre, cette raison seulesuffit pour expliquer le fait. Ledomicile une fois préparé, est pourtous les descendants de chaquefamille, à moins que quelquechasseur, ou quelque boulever-sement souterrein ne le détruise.Chaque famille met bas cinq ousix petits. On ne fort que lors-que le temps est chaud , beau ,serein. On va jouet, se divertir,brouter l’hetbe avec sécurité. Unsentinelle, placé sur le sommetd’un rocher , avertit la troupe dumoindre danger. Appcrçoit-il unAigle , un Chien , un homme ,il donne un coup de sifflet. Toutela gent warmotiue se retire dans