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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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MAR^

jieat, elle noffrc, après avoir pase au feu, que du soufre 8c unpeu de vitriol. Taillée en facettespour lui donner un peu plus dé-clat, on en fait des bagues 8c au-tres ornements.

MARECHAL, ou rejson. Voy.Taueih.

MARGUERITE. Les fleursde cette plante font propres à fairedans les jardins des bordures agréa-bles. La culture en a obtenu debelles variétés qui font force-ment des parterres. Elles se mul-tiplient aisément de graines & deplantes enracinées. On emploiecette plante à résoudre le sangcoagulé.

MARIBOUSE. Espece de Guê-pes de Surinam ; elles ont, à cequilparoît, le talent des Guê-pes cartonieres. Voyez Guêpier.de Cayenne.

MÁRINGOUJNS. Ces espe-ces de Cousins qui se trouventen Asie, en Afrique, en Amé-rique , en Laponie, sont des pluscruels. Leur piquure met le corpsen feu. Leur aiguillon pénétréles étoffes les plus serrées. Poursen garantir, les habitants de cer-tains pays se renferment dans destentes faites de lin, décorce dar-bres. Les Lapons vivent au mi-lieu dun athmosphere de fumée.Ces insectes, avant le lever Lele coucher du soleil, volent parlégions, obscurcissent lair Se fontun bourdonnement des plus im-portuns.

MARIPA. Cette espece de Dat-tier croît à Surinam , en Guiane.Ses feuilles fervent de tuiles. Cetarbre, dun beau port, est pro-pre à faite de belles avenues.

MARMOSE , ou Rat manicou.Ce joli petit animal dAmériquea les mœurs, la maniéré de vi-vre Sc délever ses petits du Di-delphe : il nen différé que par lapetitesse. Voyez Dibeiphe.

M A R ;i ;

MARMOTTE. Cet animal ha-bite les Alpes, les Pyrénées. Lelieu de fa retraite est de préfé-rence lexposition du levant Ledu midi. 11 sc nourrit dinsectes,de fruits, de légumes, na pointd'appétit véhément, vit en petitesociété , sommeille presque tou-jours. Son domicile est construitavec un art singulier fur le pen-chant dune colline. II creuse untrou en forme dY. Une des bran-ches plus élevée sert dentrée'. Lefond en cul-de-sac est sa retraite.Laurre branche , disposée en pen-te , plus basse que la première, lcrrà faire écouler dehors les excré-ments Sc les urines. Mollesse,propreté règnent dans son habita-tion. II repose sur des couchettesdherbes fines Sc de moufles. Plu-sieurs se réunissent ensemble pourconstruire le domicile. Lun creu-se , dautres vont chercher lamousse. On a prétendu que cha-cun deux servoit de voiture à sontour. II se met, dit-on , sur le dos;on le charge de moufle , de foin ,ses jambes servent de ridelle. Ontraîne ainsi la provision. Cest,dit-on, la raison pour laquelleleur dos est toujours pelé. Commeces animaux habitent continuelle-ment fous terre, cette raison seulesuffit pour expliquer le fait. Ledomicile une fois préparé, est pourtous les descendants de chaquefamille, à moins que quelquechasseur, ou quelque boulever-sement souterrein ne le détruise.Chaque famille met bas cinq ousix petits. On ne fort que lors-que le temps est chaud , beau ,serein. On va jouet, se divertir,brouter lhetbe avec sécurité. Unsentinelle, placé sur le sommetdun rocher , avertit la troupe dumoindre danger. Appcrçoit-il unAigle , un Chien , un homme ,il donne un coup de sifflet. Toutela gent warmotiue se retire dans