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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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NAG

NAGEOIRES de la Baleine.Les os artìculésiáiont elles fontfcwm^es, ont été pris pour des osde mains d'hommes marins. LaHaleine du Groënland n'en faitusage que pour tourner dans leau& emporter ses petits. On lentdonne quelquefois }e nom demains de Syrene.

NAPEL. Cest une plante dela Silcsie & de lItalie, dont lepoison est si subtil, quil causela mort à ceux qui la tiennentassez long-temps dans la mainpour qu'clle puisse séchauffer. Onrapporte quun jeune homme,habitant du mont Pilate en Suisse,prit des fleurs de Napel dans famain, Sc descendit la montagnepour aller à une danse. Arrivé àla salle du bal champêtre , il sen-tit sa main sengoutdir, jetta lesfleurs, dansa quelques heures defuite avec une jeune fille. Le poi-son se communiqua par le simpleattouchement, St tous deux mou-rurent le soir du même jour. Unautre homme, pour avoir mordudans la racine, eut une heureaprès la tête toute enflée. Cepen-dant en temps de peste on a ap-pliqué avec succès cette plantepilée comme vésicatoire. Ses fleursportées fur la tête, guérissent laVermine, mais en causant uneforte migraine. Le Napel, prisintérieurement, occasionne desenflures, des inflammations , desconvulsions, la gangrène Sc lamort. Ce nest quavec les plusgrands ménagements, que lu-sage intérieur peut en être per-mis en Médecine. M. Storck a étéassez hardi pour eslayer fur lui-mêine lextrait de Napel de jouren jour, en augmentant la prisejusqu'à la quantité de ao grains:il s'est assure par-la qu'administréeintérieurement en petite dose,l'art de guérir pouvoir tirer parti4e cette plante mortelle, Lexpé-

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rience faite fur un criminel a faitconnoître que la racine de cetteplante a dabord un goût de Poivrefort, qu'clle fait au bout de deuxheures fur le cerveau leffet deleau bouillante , fait enfler lecorps, rend le teint livide, faitsortir les yeux de la tête , donnedes convulsions affreuses Sc feroitmourir, si l'on ne venoit au se-cours du malade avec lémétique,une boisson de beurre Sc de laitbouillis ensemble, des bols deThétiaque, les sels volatils deVipères, Scc. Pour détruire lesPanthères , les Tigres, les Lions,les Loups , on empoisonne avec lesuc du Napel les viandes quonleur jette. Cétoit dans ce suc queles Anciens trempoient leurs flé-chés, pour les envenimer.

N APHTE. Substance bitumi-neuse , légere , inflammable, or-dinairement sans couleur, quel-quefois brune , rouge ou verdâ-tre , dune odeur fétide. La pluspure est la plus blanche. Elle estassez commune à Modene, enAuvergne, Lee. surnage fur toutesles liqueurs & les esprits, formeun petit athmosphere d'un phlo-gistiaue volatil qui attire la flam-me. Lor en solution dans leaurégale est attiré à la surface par leNaphte, & sy conserve dans cetétat. On obtient une huile sem-blable à du Naphte naturel, patnne distillation bien ménagée delhuile de vitriol rectifiée ou gla-ciale, mêlée avec suffisante quan-tité desprit-de-vin aìkooliíe ourectifié. Cest lhuile éthérée.

NARCAPHTE. Ecorce rési-neuse d'un arbre odoriférant desIndes. Mise fur les charbons ar-dents, c'est pour les Juifs orien-taux un parfum agréable.

NARCISSE. Cette plante estune des premières dont la fleurdécote nos parterres au retour duprintemps. La fable raconte quur\Y 4