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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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lon en verte dans des vins sus-pects, le vin noircit furie champ.Le phlogistique du soufre sunitau plomb.. La vapeur de ce foiede soufre fait paroître en noir4es caractères tracés avec une dis-solution de sel de Saturne. C'estce qui la fait nommer encre dejympathie. Cest une suite des mê-mes principes.

ORPIN. Le suc de cette planteappliqué extérieurement, arrête lesang, déterge les ulcères, cica-trise les plaies, adoucit les dou-leurs des hémorroïdes. Lespeced'Orpcnrose est ainsi nommée parcèque sa racine a l'odeur de la Ro-se. Cette racine en poudre 1 sup-plique fur les tempes pour les mi-graines kc maux de tète.

ORSE1LLE. Cette pâté molle,dun rouge foncé , délayée íra>plement dans leau chaude, four-nit un grand nombre de nuances.O 11 en distingue de deux fortes:lune se fabrique avec une espccede Lichen ou Moufle qui croîtsur les rochers en Auvergne. Onlappelle Qrseille de: terre ,,ou Pe-relie; voyez Perelle. Lautre seprépare avec un Lichen qui croîtdans les ifles Canaries. On lap-pelle Orseillc d'herbe , il donne unèteinture plus belle, meilleure &en plus grande-quantité. Les Es-pagnols recueillirent autrefoisbeucoup dOrseille dans les iflesde S. Vincent êe de S. Antoine.On a xecpnnu quclle étoit bieninférietïre ; en qualité à celle desCanaries. Voici comme on syprend pouria préparation de lOr-seille. On développé la couleurcontenue dans ces plantes par lemoyen de lalkali volatil. On lesréduit en poudre fine ; on les passeau tamis ; on les arrose durineà demi putrifiée ; on remue plu-sieurs fois par jour ce mélange ;on y ajoute un peu de soude ; onobtient ainsi une pâte dune cou-

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leur colombine. II suffit de met-tre cette pâte dans de leau bouil-lante, Sc dy plonger, fans autrepréparation, les étoffes que lonveut teindre. On obtient le grisde Lin, le violet, la couleur dePensée , dAmaranthe & autresnuances suivant la quantité dematière colorante. Elles ne sontpas de bon teint. On colore lemarbré blanc à froid avec cetteteinture. On y forme des veines,des taches bleues. LOrseille ouLichen de Canarie nest pas leseul qui donne ( de la couleur.On en peut retirer-de plusieursLichens : il est aisé de découvrirceux qui peuvent en fournir. Ohmet la planté, dans ùrt bocal ; onlhumecte avec partie égalechaux & un peu de fcl Ammo-niac : si Lithenést natureà fournir de la teinture , au boutde quatre jouré, la liqueur de-vient rouge , ainsi que la plante ;sil narrive point de changement<le couleur-, .il hy a-rien à es-pérer.

- ORTHOCÉRATITES. Cescorps pierreux cloisonnés, parois-se n r être des coquillages chambrés& fossiles. Maiá on ne' trouvepoint les analogues vivants dansles mers. On lès nomme queue deCrabe , lorsquils en ottt la figure.

ORTIES. On distingue plu-sieurs especes de ees plantes. Lesunes nommées Crieches, sont ar-mées de pointes fines , dont les pi-quures occasionnent douleur, cha-leur , démangeaison. Les autresne sont point hérissées de même.La grande efpece dOrtic Griechcest en quelque sorte une de cesplantes secondaires utiles, quonpourroir substituer an Chanvre.On est parvenu à cn retirer desfils afiêz bons. Les piquants dontsont armées les Orties, font lcf-fet de laiguillon des insectes. Alorigine est placée une petite-