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l’on en verte dans des vins sus-pects, le vin noircit furie champ.Le phlogistique du soufre s’unitau plomb.. La vapeur de ce foiede soufre fait paroître en noir4es caractères tracés avec une dis-solution de sel de Saturne. C'estce qui l’a fait nommer encre dejympathie. C’est une suite des mê-mes principes.
ORPIN. Le suc de cette planteappliqué extérieurement, arrête lesang, déterge les ulcères, cica-trise les plaies, adoucit les dou-leurs des hémorroïdes. L’especed'Orpcnrose est ainsi nommée parcèque sa racine a l'odeur de la Ro-se. Cette racine en poudre 1 sup-plique fur les tempes pour les mi-graines kc maux de tète.
ORSE1LLE. Cette pâté molle,d’un rouge foncé , délayée íra>plement dans l’eau chaude, four-nit un grand nombre de nuances.O 11 en distingue de deux fortes:l’une se fabrique avec une espccede Lichen ou Moufle qui croîtsur les rochers en Auvergne. Onl’appelle Qrseille de: terre ,,ou Pe-relie; voyez Perelle. L’autre seprépare avec un Lichen qui croîtdans les ifles Canaries. On l’ap-pelle Orseillc d'herbe , il donne unèteinture plus belle, meilleure &en plus grande-quantité. Les Es-pagnols recueillirent autrefoisbeucoup d’Orseille dans les iflesde S. Vincent êe de S. Antoine.On a xecpnnu qu’clle étoit bieninférietïre ; en qualité à celle desCanaries. Voici comme on s’yprend pouria préparation de l’Or-seille. On développé la couleurcontenue dans ces plantes par lemoyen de l’alkali volatil. On lesréduit en poudre fine ; on les passeau tamis ; on les arrose d’urineà demi putrifiée ; on remue plu-sieurs fois par jour ce mélange ;on y ajoute un peu de soude ; onobtient ainsi une pâte d’une cou-
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leur colombine. II suffit de met-tre cette pâte dans de l’eau bouil-lante, Sc d’y plonger, fans autrepréparation, les étoffes que l’onveut teindre. On obtient le grisde Lin, le violet, la couleur dePensée , d’Amaranthe & autresnuances suivant la quantité dematière colorante. Elles ne sontpas de bon teint. On colore lemarbré blanc à froid avec cetteteinture. On y forme des veines,des taches bleues. L’Orseille ouLichen de Canarie n’est pas leseul qui donne ( de la couleur.On en peut retirer-de plusieursLichens : il est aisé de découvrirceux qui peuvent en fournir. Ohmet la planté, dans ùrt bocal ; onl’humecte avec partie égale déchaux & un peu de fcl Ammo-niac : si lé L’ithen ’ést dé natureà fournir de’ la teinture , au boutde quatre jouré, la liqueur de-vient rouge , ainsi que la plante ;s’il n’arrive point de changement<le couleur-, .il h’y a-rien à es-pérer. ’ ’
- ORTHOCÉRATITES. Cescorps pierreux cloisonnés, parois-se n r être des coquillages chambrés& fossiles. Maiá on ■ ne' trouvepoint les analogues vivants dansles mers. On lès nomme queue deCrabe , lorsqu’ils en ottt la figure.
ORTIES. On distingue plu-sieurs especes de ees plantes. Lesunes nommées Crieches, sont ar-mées de pointes fines , dont les pi-quures occasionnent douleur, cha-leur , démangeaison. Les autresne sont point hérissées de même.La grande efpece d’Ortic Griechcest en quelque sorte une de cesplantes secondaires utiles, qu’onpourroir substituer an Chanvre.On est parvenu à cn retirer desfils afiêz bons. Les piquants dontsont armées les Orties, font l’cf-fet de l’aiguillon des insectes. Al’origine est placée une petite vé-