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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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PAS

vinaigre. C’est la sauce des vian-des rôties.

PASSEVELOURS. V. Ama-

JIANTHE.

PASTEL, ou Guede. Cetteplante craint les premiers froids ,les mauvaises herbes, la sèche -reste 8c les Sauterelles. En unesoirée ces insectes ruinent unchamp de Pastel. On en cultiveen Allemagne Sc dans la Nor-mandie ; mais il n’y en a pas demeilleures que celles qui croissenten Provence Sc en Languedoc.Ses feuilles récoltées depuis lafin d’Aoùt jusqu'à la fin d’Octo-bre, Sc flétries à l’abri du soleil& de la pluie, sont sous la meuleréduites en consistance de pâteque l'on pétrit ensuite avec lesmains pour en faire des pelotesou coque. Les Teinturiers en fontusage. Elles donnent une teinturebleue très-belle Sc très-solide doncon peut varier les nuances. Lesanciens Bretons s’en servoient, dit-on, pour se colorer le corps. Cetteplante scroitpour nous un trésor,si l’indigo ne nous donnoit plusde teinture avec moins de pré-paration. Le Pastel de la Norman-die sc nomme plus particulière-ment Voutde.

PASTENADE. Voy. Panais.

PASTENAQUE , Tare ronde.Espece de Raie qui nage à plat,habite des lieux fangeux, ne quitegueres le rivage, vit de poissons.Sa queue flexible est armée d’unaiguillon dont la blessure est ve-nimeuse même après la mort del’animal. On prétend que le re-mède est de réduire en cendrel’aiguillon , & de l’appliquer avecdu vinaigre fur la plaie. Sa chairn'est pas excellente. Les Pêcheursdu Languedoc en mangent aprèsavoir ôté l'aiguillon. Le Chiende mer fait la guerre à la Paste-»aque.

PATAGU. Espece de Came

PAT ;8i

dont l’analogue vivant s’enfoncedans la vase comme la Palourde.

Sa trompe divisée en deux tuyauxpar une cloison , reçoit Sc rejettel’eau à trois pieds de distance. Ellelui sert d’ancre contre le mouve-ment tumultueux des flots, debras pour prendre fa nourriture,de bouche Sc d’estomac pour l'a-valer Sc la digérer.

PATAS. Singe roux de Bam-boue. II a le genie malin , hardi,moqueur & querelleur ; il est gros,pelant, mais robuste Sc vigoureux.

A l'approche d’un vaisseau sur lacôte, ils descendent de l’arbreà la file les uns des autres, exa-minent les hommes, ne se con-tentent pas de les insulter parles grimaces, les gambades, lesgestes, les postures, souvent leurjettent au visage des morceaux debois Sc des pierres, & même leursordures qu'ils font exprès dansleurs pattes, vont jusqu'à défierles hommes au combat en nom-bre égal j les coups de fusil les pu-nissent de leut témérité.

PATELLE. Voyez Lepas.

PATER A. Ces instruments desacrifice ont été de diverses marieres, de diverses formes Sc de dif-férentes grandeurs. Quelques-unsfont ornés de figures en relief Scd’images symboliques. Les Pate-res servoient à divers usages. Onles employoit, ou à verser du vinentre les cornes des Taureaux,ou à recevoir le sang des victimesimmolées. Cicéron rapporte queCoriolan immola un Taureau,reçut son sang dans une Patere,8c se procura la mort en le buvant.

PATTE d'Oie. On prétendque cette plante qui croît le longdes vieux murs & dans les terresincultes fait mourir les Pourceaux,8c que prise intérieurement ce se-roit un poison pour les hommes.

PAVANE. Bois d’un arbris-seau des Indes Orientales ou de