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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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au feu, elles se réduisent enchaux. Le marbre, les staracti-tes, Lee. sont des pierres calcai-res.

Pie s.as â Champignons. Espccede pierre allez commune dans leRoyaume de Naples , fur laquelleon met un peu de terre qu’onarrose d’eau riede, 8c qui pro-duit ainsi de fort bons Champi-gnons en tout temps.

Pier.se à chaux. C’est de cettepierre calcinée Sc fusée qu'on re-tire la chaux. Les Romains lais-foient éteindre la chaux long-temps avant d'en faite usage ; maisun tel ciment ne conviendroit paspour les édisiccs que l'on cons-truit dans Peau. Les Coquilles& les Madrépores fervent dansles Indes à faite de la chaux. ABrest, après la pêche des Huî-tres , on fait encore amas de co-quilles. La chaux qu'on en retireelì d'usage pour blanchir les toi-les 8c le fil.

Pierre de cloche. Ainsi nom-mée du son qu'clle rend lorsqu'onla frappe. Peut-être est-ce du cui-vre fondu par des feux souter-reins. On en trouve, dit-on , dansle Canada.

Pierre cloisonnée , nommée Lu-Jus Helmontii. C'est une pierre fi-gurée en cloison du nombre desjeux de la nature.

Pierre de Cobra, ou du Ser-pent du Cap de Bonne-Espérance.On dit qu elle est tirée de la têtede ce .Serpent, & que c'est unremede spécifique contre la mor-sure des bêtes venimeuses. Atta-chée à la plaie , elle y adhéré ,attire le venin, Sc tombe d’ellc-mêrae loisqu’clle en est saturée.On la met ensuite dans du lait,où elle décharge le poison Sc con-serve sa propriété. II faut faireusage de cette pierre aulsi-tôt qu’ona áté mordu. Des faits aussi mae-MHlleus s’cloigijijit bleu dç la

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vraisemblance. Les Bramines In-diens s'en réservent le secret. LesFranciscains de Manille attribuentles mêmes vertus à leur pierrede Serpent qu'ils fabriquent 6c dé-bitent.

Pierre Colubrine. Voyez Co-

LU BRI NE,

Pierre de la Croix. Ainsi nom-mée, patee qu’clle présente l’ein-preinte d’une croix, quand on lacoupe verticalement ou horison-talemcnr. Elle est assez communedans le Poitou, la Saintongc ôcla basse Normandie. Les peuplesEspagnols ont beaucoup de foi àces pierres. Ils les portent en amu-lette. On en fait aussi des cha-pelets.

Pierre de Dragon. Voy. Dra-conites.

Pierre d'Ecreviffe. On les nom-me aussi improprement yeux d'E-crevijse. On les trouve dans la du-plicature de l’estomac de l'Ecre-vislè. Elles y croissent peu à peueu lame par juxta-position. Onobserve fur la surface de ces pier-res les traces des fibres & desmembranes de l’estomac. On penseque ces pierres se dissolvent dansle temps de la mue, & devien-nent la matière qui forme 6c don-ne de la consistance à la nouvelleécaille dont se revêt l’Ecrevisse.C’est des Ecrevisses des rivièresd’Astracan que l’on retire la plusbelle pierre. On pile ces Ecrevisses,ou on les laisse pourrir en tas.On les met dans l’eau. On lesagite 6e on ramasse les pierres quitombent au fond. II s’en fait uneexportation considérable dans lesdivers pays. Elles ne se vendentque cinq ou six sols la livre. Ce-pendant on les imite quelquefoisavec des lubstances atgilleuses 6ccalcaires. Les pierres d’Ecrevisseréduites en poudre, font un ex-cellent absorbant <Un$ ìrs aigreursd'cstojnac.