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bonne en teinture. Le Boucage estune cfpcce de FimpreneHe ; voy.ce mot.
PIN. C'est un arbre grand,haut, droit Se très-utile. Son boisest rélineux. Ses feuilles fontétroites , longues , lisses Se cassan-tes. II porte à la fois des fleursmâles se femelles. Elles l’ont rou-ges , blanches Se jaunes suivantles efpeces, qui ne laissent pasque d’étre variées. La poussièreprolifique contenue dans les éta-mines clés fleurs, fc répand quel-quefois fur la surface de la terreen lì grande quantité, que celaa donné lieu à des erreurs popu-laires. Cette poudre jaune a été
£ rise pour des pluies de soufre.
e fruit que l'on appelle Pignon ,(voyez çe mot,) reste au moinsdeux ans fur l’arbre avant d’avoiracquis fa maturité. A mesure quecet arbre croît, les branches lesplus basses sèchent, totnbenr, &laissent à leur place des noeudsqui, dans le travail du bois, feséparent, enforte que l'on diroitque ce font des pieces rapportées.11 garde pendant l’hiver les feuil-les connue tous les arbres rési-neux , ce qui le rend propre àdécorer les bosquets de cette sai-son.On distingue les Pins en grands& petits maritimes, qui font lesplus communs en France, en Sa-pins , en Larix, en Mélefe. LePin ne vient volontiers que dansles terres légeres. 11 croît mêmetrèsrbien dans les sables, le longdes côtes de la mer & fur les Du-nes. II pousse très-bien de grainesmême au milieu des broussailles.Les semences ne levent qu'aubout de deux, trois ou quarteans. Rarement elles sortent deterre la premiere année. La sou-che d’un Pin abattu ne repoussepoint de nouveaux jets commedans plusieurs arbres ; mais lesforêts fe renouvellent naturelle-
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ment par les semences qui tom-bent des vieux arbres. A 6o ou Soans, le Pin a acquis toute fa for-ce. Dans quelques pays on enseine des pépinières , dont on ar-rache la plus grande partie, lorf-qu’ils ont acquis n ou r ; pieds;ce qui arrive au bout de dix ídouze ans. Ce bois sert à écha-lasser les vignes. Le reste croît enfutaie, Sc est destiné à fournirdes planches ou à donner la ré-sine. Ce dernier produit est lemeilleur que l’on retire de cetarbre. C’est à l’âgc de a ;o ansque s’en fait la récolte. Les mé-thodes varient suivant les pays.La plus commune en France estde former aux pieds des arbresun petit réservoir de trois à qua-tre pouces de profondeur. Versla fin d’Avril on enleve d'abordtrois ou quarte lignes d'écorce,depuis le bas de l’arbre jusqu’à lahauteur de ro à n pieds dans lalargeur de six à sept pouces. Quel-ques jours après on en enleve unpeu plus & ainsi successivement,jusqu’au vif, en commençant tou-jours pat le bas. Le suc résineuxsuinte le long de l’arbre, selonque les chaleurs font plus oumoins grandes. L’écoulement cessedès que le froid commence. Onfait pareille opération l’année sui-vante à côté de celle faite l’an-née précédente , Sc on continueainsi de suite, revenant sur lesanciennes plaies, quand il n’y aplus d’autre place. On estime qu’unbon arbre peut produire en résinetous les ans , tous frais faits, deuxfols , ou deux fols six deniers àson maître, selon le prix des ré-sines. Lorsque l’arbre est vieux,on en retire des planches qui fontd’un grand usage en charpente,pour les bâtiments de mer, lespompes, &c. Les menues bran-ches, les souches Sc les dépouilrles de l’qrbre servent, ainsi que